18.06.2007
Une majorité pour agir
Grisé par sa très belle élection à la présidentielle, Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas fait une erreur tactique ? En célébrant avant l’heure les vertus de l’ouverture qui apparaissait comme une manière d’asphyxier l’opposition, le président de la République aurait, paradoxalement, remobilisé le camp adverse et démobilisé le sien. A moins que la TVA sociale, habilement agitée par les socialistes qui l’avaient initialement envisagée (sur proposition de Dominique Strauss-Kahn), ait eu un effet dissuasif qui pourrait condamner sa mise en œuvre à terme.
Fillon décidé à aller vite
Quoi qu’il en soit, on n’est pas loin d’un phénomène de même nature que François Mitterrand en 1988, incitant les électeurs à ne pas lui donner de majorité absolue. Sauf que la comparaison s’arrête là car l’UMP disposera bel et bien d’une très confortable majorité absolue dans la nouvelle assemblée. Le soulagement des socialistes, qui ne sortent pas laminés de ce scrutin, ne doit pas faire oublier que les Français se sont clairement exprimés en faveur d’un projet visant à moderniser le pays. Telle est désormais la priorité. Après une longue campagne présidentielle et législative, la feuille de route du gouvernement, qui devrait s’enrichir de quelques secrétaires d’État, est désormais connue.
Quoi qu’il en soit, on n’est pas loin d’un phénomène de même nature que François Mitterrand en 1988, incitant les électeurs à ne pas lui donner de majorité absolue. Sauf que la comparaison s’arrête là car l’UMP disposera bel et bien d’une très confortable majorité absolue dans la nouvelle assemblée. Le soulagement des socialistes, qui ne sortent pas laminés de ce scrutin, ne doit pas faire oublier que les Français se sont clairement exprimés en faveur d’un projet visant à moderniser le pays. Telle est désormais la priorité. Après une longue campagne présidentielle et législative, la feuille de route du gouvernement, qui devrait s’enrichir de quelques secrétaires d’État, est désormais connue.
Paquet fiscal, service minimum, réforme des régimes spéciaux, autonomie des universités, le chef du gouvernement François Fillon est décidé à aller vite. Ragaillardis par l’atténuation de leur défaite, les socialistes triomphaient hier soir comme s’ils avaient gagné l’élection. Autant dire que le chef de l’État, qui devrait intervenir cette semaine, ne doit pas gâcher son état de grâce en tergiversant.
Mouvement contre l’immobilisme
Personne ne peut lui contester sa volonté de respecter l’opposition. Affichée d’emblée, même si cela lui a coûté quelques dizaines de sièges
Mouvement contre l’immobilisme
Personne ne peut lui contester sa volonté de respecter l’opposition. Affichée d’emblée, même si cela lui a coûté quelques dizaines de sièges
(*), elle impose à la gauche de se moderniser et de ne pas se perdre en querelles stériles. La France demeure une terre d’équilibre, comme nos concitoyens, soucieux d’instaurer des contre-pouvoirs, l’ont une nouvelle fois démontré. Ils n’en ont pas moins choisi le mouvement contre l’immobilisme. *En 2002, Jacques Chirac avait été élu par plus de 80 % des Français.
18:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : législatives, UMP, PS, Hubert Coudurier








