02.07.2008
Le combat solitaire de Nicolas Sarkozy
Sur la scène politique intérieure, Nicolas Sarkozy dispose de nombreux leviers dont il entend user sans modération. De la réforme de l'Etat et des régimes sociaux à la recentralisation des services de renseignement en passant par la caporalisation de son gouvernement, la mise au pas des syndicats et des médias, à tout le moins du secteur public de l'audiovisuel, c'est un festival d'initiatives qui toutes convergent vers une conception plus autoritaire du pouvoir. Sans doute cette conception découle-t-elle de son caractère et d'un besoin d'affirmation mais aussi d'une analyse. Dans le contexte impitoyable de la mondialisation, favorisant les pays émergents, la démocratie d'opinion ou les intérêts particuliers s'opposent constamment à l'intérêt général, ce qui apparaît comme un frein au développement (1). La construction européenne fut d'ailleurs longtemps le fruit d'un despotisme éclairé ayant permis cette formidable convergence d'économies de niveaux très différents. Depuis le passage à l'euro et en raison de l'élargissement, la conception anglo-saxonne a prévalu, noyant l'Europe dans une zone de libre-échange. Ce qui permet à un pays comme l'Irlande d'avoir largement profité des subventions européennes puis de tourner le dos au projet communautaire. Alors que la Pologne annonce son intention de ne pas ratifier le traité de Lisbonne et que les Tchèques semblent dans le même état d'esprit, c'est tout l'édifice qui commence à se lézarder, au nom du chacun pour soi. En souhaitant que l'Europe protège mieux ses ressortissants, le président français en appelle à un protectionnisme accru comme cela se pratique en Asie et aux Etats-Unis. Les tensions générées par la mondialisation plaident pour que l'Europe redevienne un sas de décompression et pas seulement sur le plan migratoire. Le danger est que Nicolas Sarkozy se retrouve un peu seul sur cette ligne. D'autant qu'Angela Merkel n'apprécie pas ses critiques de la BCE (Banque centrale européenne) sur lesquelles il avait pourtant mis un bémol.
10:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Hubert Coudurier, Angela Merkel, Europe
01.07.2008
Une présidence modeste
Après un an de sarkozysme, il est un domaine ou la rupture est évidente : l’utilisation des médias par le chef de l’Etat. Jacques Chirac était un médiocre orateur et il passait mal à l’écran. Question de génération et de caractère : l’homme n’aimait pas se mettre en scène et n’avait guère le sens de la pédagogie.
08:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, Nicolas Sarkozy
19.06.2008
Sarkozy veut donner une impulsion
L'objectif est d'abord de calmer le jeu. Faire en sorte que le non irlandais n'en entraîne pas d'autres par un effet domino. Et inciter les huit Etats qui n'ont pas encore ratifié le traité de Lisbonne à le faire le plus vite possible. A Prague, au début de la semaine, Nicolas Sarkozy a souligné qu'un échec bloquerait tout nouvel élargissement. Et cela même s'il ne veut acculer personne comme il l'a dit aux Tchèques. Le président français se souvient qu'au lendemain de l'échec du referendum français sur l'Europe, plusieurs dirigeants européens s'étaient tournés vers lui pour sortir de l'impasse dans laquelle Chirac avait plongé le vieux continent. Le succès du mini-traité concocté avec Angela Merkel qui n'avait pas supporté que le président français tire la couverture à lui, a montré, une fois les rapports entre Paris et Berlin pacifiés, l'importance persistante du noyau franco-allemand. Avec la présidence française de l'Union Européenne, Nicolas Sarkozy va avoir l'occasion de prendre une autre dimension. A travers les réformes que les Français mettent en oeuvre tardivement, il entend démontrer que son pays n'est plus « l'homme malade de l'Europe ». Par ailleurs la fonction qu'il assume est d'abord logistique. Elle implique l'organisation en six mois de milliers de négociations et de rencontres entre les 27 Etats membres pour faire progresser l'agenda européen. Parmi les principaux sujets, une relance de la défense européenne, dix ans après le sommet de Saint-Malo, les perspectives de l'agriculture pour l'après 2013, date à laquelle est prévue la fin de la Politique agricole commune (PAC), les questions de sécurité énergétique... Les dossiers sont complexes et avancent lentement. Mais sans espérer de percée décisive sur un aussi court laps de temps, le président français souhaite donner une impulsion nouvelle à une construction communautaire sérieusement enlisée.
08:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Union Européennne, traité de Lisbonne, Europe
31.01.2008
Nicolas-Angela : l’union forcée
08:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, UMP, Europe, Allemagne
05.07.2007
Les limites d’un pari psychologique
17:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Europe, Mahmoud Abbas








