04.06.2008
Un procès politique
08:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dominique de Villepin, Rachida Dati, Jean-Louis Gergorin
09.11.2007
Dati, la méthode musclée
En nommant Rachida Dati, garde des Sceaux, Nicolas Sarkozy prenait un risque calculé. Celui de promouvoir une femme qui n’était pas forcément au niveau de la fonction qu’il lui confiait, du moins techniquement. Fonction d’ailleurs éminemment « casse-gueule » puisqu’elle avait la réputation d’enterrer, politiquement s’entend, tous ses titulaires. Après la case Vendôme, rares sont les ministres de la Justice ayant retrouvé un autre maroquin. Quoi qu’il en soit, l’inexpérience de la jeune femme était compensée par son ardeur au travail, pour ne pas dire son ambition féroce. La force du symbole d’intégration devait, de surcroît, la rendre inattaquable. Enfin, Rachida Dati est vite apparue comme un « go-between » au sein du couple présidentiel. L’ex-« first Lady », prenant volontiers sa défense, la comparant même à une « sœur ». Depuis, si l’on en croit un écho du JDD, la ligne aurait été interrompue, la garde des Sceaux ayant vite choisi son camp lors du divorce présidentiel. C’est-à-dire, celui du roi qui en a fait une princesse. Laquelle accompagne désormais le souverain dans tous ses déplacements à l’étranger au point qu’un journal du Maroc, dont elle est originaire, spéculait, mi-sérieux mi-ironique, à l’issue de la dernière visite présidentielle, sur une union future. En réalité, Madame Dati a la dureté de ceux dont la vie n’a pas été facile. Elle s’en est ouvert dans un livre récent (*) dont le but visait surtout à désamorcer une biographie sans concessions d’un journaliste du Canard Enchaîné. Car, pour s’élever du bas de l’échelle, on peut rarement conquérir le pouvoir avec des gants blancs. Les antichambres feutrées de la Chancellerie ont donc résonné de ses coups de gueule, traduisant surtout son angoisse d’échouer. Ils ont abouti au départ de plusieurs membres de son cabinet. Ce sont désormais les tribunaux d’instance et de grande instance qui font les frais de sa brutalité pour l’application d’une réforme trop longtemps repoussée, comme on le concède même à gauche. Comparé au président, qui a cédé aux pêcheurs, on mesure avec Rachida Dati, que les femmes sont souvent plus coriaces que les hommes.
* « Je vous fais juges ». Entretien avec Claude Askolovitch. Grasset. 14,50 €.
08:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Rachida Dati, ministre, justice, Nicolas Sarkozy, Hubert Coudurier
06.09.2007
Le procès de Rachida Dati
Or, Rachida Dati n’a pas appris la vie dans les livres et c’est d’ailleurs ce qui fonde sa popularité. Elle en connaît la dureté pour avoir été élevée dans une cité et sait, pour l’avoir vécu sur le terrain, en particulier dans sa famille, le prix du laxisme d’une certaine magistrature très à cheval sur les grands principes mais pas toujours au fait des réalités.
08:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Rachida Dati, Nicoals Sarkozy








