09.05.2008
Les boucs émissaires de Sarko
10:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, UMP, gouvernement, Jacques Chirac, Hubert Coudurier
02.04.2008
Un engagement logique
Jacques Chirac avait réduit notre engagement en Afghanistan, Nicolas Sarkozy va l’accroître (1). Cette décision constitue-t-elle, pour autant, le virage atlantiste dénoncé par une opposition pacifiste qui aurait aimé un Parlement votant à l’image du Congrès américain, ce que ne permet pas la Constitution ? Soyons clairs : en s’opposant à l’invasion de l’Irak, le précédent président fit preuve de clairvoyance car il n’y avait pas plus d’armes de destruction massive que de groupes d’al-Qaïda en liaison avec le régime de Saddam Hussein. En revanche, outre le régime médiéval des talibans, l’Afghanistan demeure le refuge du terrorisme international. Nos principaux alliés européens, comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne, y sont engagés à des niveaux supérieurs. N’en déplaise aux tenants de la sanctuarisation du territoire français, il est normal que la France paie son écot à la lutte anti-terroriste dans le monde. De surcroît avec Londres, Paris est le seul pays à disposer d’un corps expéditionnaire d’environ quinze mille hommes. Enfin sans rien exiger, Nicolas Sarkozy espère qu’en contrepartie de cette bonne volonté manifeste à l’égard de Washington, les Etats-Unis comprendront qu’ils n’ont rien à craindre de l’émergence d’une défense européenne. Voire même qu’un commandement opérationnel sera confié aux Européens au sein de l’Otan. On se souvient que Chirac qui revendiquait le commandement sud à Naples avait essuyé un refus poli des Américains. Quoi qu’il en soit, présenter la réintégration de la France au sein de l’Alliance Atlantique comme une question théologique en contravention avec la doctrine du gaullisme, ne tient pas. Car elle est déjà largement entamée, la France participant à la plupart des manœuvres militaires. 1. L’annonce par Fillon de l’envoi de quelques centaines d’hommes supplémentaires semble en retrait du millier de soldats envisagés par Nicolas Sarkozy.
08:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Afghanistan, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Irak, armée française
27.11.2007
Un président très conciliant
Après le grand asiate qu’était Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a redécouvert cet empire du Milieu qui présente la particularité d’avoir une forte croissance, une monnaie faible, une capacité de pollution invraisemblable, des coûts de production dérisoires et une option sur la direction future du monde. A tout le moins, la Chine a remplacé l’URSS dans la cogestion des affaires planétaires avec les Etats-Unis. Même si le général de Gaulle fut le premier à reconnaître la Chine populaire, la France, petite joueuse et grande donneuse de leçons, ne peut plus prétendre qu’à un rôle marginal sur cet échiquier géopolitique. Et son importance à venir dépendra de son rayonnement en Europe et de sa capacité à réformer son économie. Sarko en est bien conscient et a donc entamé son voyage par un acte de soumission spectaculaire en se privant de sa secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, la divine Rama Yade. Autant dire qu’avec un tel acte symbolique qui la ravale au rang de plante verte, le président indique que les choses sérieuses ont commencé. Certes, il ne va pas jusqu’à applaudir l’efficacité de la justice chinoise comme Ségolène Royal. Mais il donne des gages au nom de l’efficacité commerciale tant notre implantation entrepreneuriale sur place est dramatiquement sous-développée. Reste à savoir si c’est utile. A l’inverse, la seule chose qui intéresse les Chinois, c’est évidemment de s’approprier au meilleur prix nos technologies de pointe que sont Airbus ou le nucléaire. Espérons que nos grands groupes ne les bradent pas trop à ces redoutables négociateurs qui ne lâchent jamais rien. Et observons comment le président français, par sa technique de copinage avec les maîtres du monde, essaie de peser latéralement sur les dossiers diplomatiques les plus chauds. En particulier l’Iran, ou l’environnement en obtenant la signature d’une déclaration conjointe. Président d’un petit pays qui ne doit plus se prendre trop au sérieux pour se remettre à flot, c’est un vrai métier.
17:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Nicolas sarkozy, Chine
22.11.2007
Chirac en ligne de mire
Chirac au Conseil constitutionnel avec Giscard, Chirac avec Mandela pour parler de sa future fondation, Chirac chez les juges... on ne sait plus très bien où s’est arrêté le feuilleton. D’autant que c’est la deuxième confrontation avec les magistrats puisqu’en juillet dernier, il les avait reçus à son bureau. Le sujet était alors les emplois fictifs du RPR. Cette fois, il s’agit des chargés de mission de la ville de Paris dont l’ancien président reconnaît avoir autorisé le recrutement car ils étaient « légitimes et nécessaires ». La Justice est lente mais tenace. Et la justice financière que le juge van Ruymbeke estime en voie d’étranglement ne se porte pas si mal. Les affaires ayant empoisonné les deux mandats de Chirac ne le lâchent donc pas, surtout qu’il n’est plus couvert par son immunité pénale. Certes, des excès ont été commis que la loi sur le financement des partis politiques n’a fait qu’atténuer. Et de nombreux lampistes ont payé pour leur chef. A commencer par Alain Juppé particulièrement mal défendu comme s’il devait faire figure de bouc émissaire. Ou Michel Roussin, l’ancien chef de cabinet du maire de Paris, devenu ministre de la Coopération d’Edouard Balladur et auquel aucune avanie judiciaire ne fut épargnée. Devenu vice-président du groupe Bolloré qui eut le courage de lui tendre la main, Roussin n’en est pas moins amer quand il déclare en privé : « Cette justice ne fonctionne pas. Les dés sont pipés, le calendrier judiciaire étant organisé par le garde des Sceaux pour protéger l’Elysée. Ça m’aura plombé pendant 15 ans mais s’il le faut, je finirai sur une chaise roulante devant la Cour des droits de l’Homme. » Concernant Jacques Chirac, on peut considérer qu’il y a une part d’acharnement sur ce retraité de 75 ans qui a toujours réussi à passer entre les gouttes, protégé par ses fidèles spadassins, comme Dominique de Villepin qui trouva pour lui la formule « abracadabrantesque ». Premier ancien président mis en examen, voilà une distinction dont Chirac se serait bien passé.
09:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Conseil constitutionnel, Giscard, Mandela, RPR
21.11.2007
La réforme préalable à la croissance
08:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac
15.11.2007
Le retour de Chichi
Jacques Chirac se rappelle à notre bon souvenir. Voilà un retraité heureux, ce qui ne fut pas toujours le cas de ses prédécesseurs qui s’écroulaient dès qu’ils avaient perdu le manche. On l’avait quitté un peu vite et les bons esprits toujours prompts à s’incliner devant le nouveau pouvoir issu des urnes, de ricaner sur ce président évanescent déjà oublié même si l’Histoire réévaluera sans doute son bilan à la hausse. Le genre pater familias vaguement « rad soc » dont le passage aux affaires n’a ni révolutionné les esprits, ni changé substantiellement les comportements. « Il ne voulait pas faire de peine aux Français » disait de lui Raymond Barre avant sa mort. Si l’épreuve de force pour laquelle on redoutait la réédition des grandes grèves de 95 devait tourner court, on réaliserait combien la société a changé en infligeant aux syndicats de cheminots une retraite en bon ordre. Chirac n’avait pas voulu brutaliser les Français comme le fit Margaret Thatcher Outre-Manche. Face aux risques de déclassement qui le guettent, le pays serait donc le dernier en Europe à s’adapter à la mondialisation, conscient sous l’aiguillon d’un président énergique, qu’il n’a plus le choix. Pourtant Chichi qui n’a guère été un grand modernisateur (hormis pour les armées, lui qui est resté militaire dans l’âme) revient sur la pointe des pieds au Conseil constitutionnel. Et ironie de l’Histoire, Giscard qui avait été plutôt absent ces dernières années au sein de l’institution, rapplique aussi sec comme s’il voulait marquer à la culotte son cher vieil ennemi. Voilà qui devrait redonner à cette noble institution un peu de vitalité alors que des débats de fond se profilent comme la loi sur l’immigration et les tests ADN. La présidentialisation du régime doit logiquement s’accompagner du regain d’un tel contre-pouvoir ainsi que du Parlement.
08:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Margaret Thatcher, Hubert Coudurier
20.07.2007
L’auto-destruction des chiraquiens
09:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Hubert Coudurier, Alain Juppé, emplois fictifs, Clearstream, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy
07.06.2007
Sarkozy dans les pas de Chirac
08:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Nicoals Sarkozy, Ingrid Bétancourt
05.06.2007
Socialisme et morosité
09:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Hubert Coudurier, PS, DSK, Ségolène Royal
22.05.2007
La force du désir
Il se baigne (contrairement à son prédécesseur qui ne mettait pas un orteil dans l'eau), il court mais pas seulement en jogging, d'une ville à l'autre, la semaine passée à Berlin puis Toulouse, aujourd'hui à Dunkerque, demain à Bruxelles, il embrasse sa femme en public, sur les lèvres, et lui concède un rôle sur les nominations à la tête de l'Etat, auquel ni Bernadette Chirac ni Hillary Clinton - aux Etats-Unis - ne pouvaient prétendre. Il ose nommer au Quai d'Orsay Bernard Kouchner que les socialistes tenaient en lisière parce que trop indépendant et trop populaire. Mais il propulse également Rachida Dati à une fonction à laquelle seule une aristocratie du pouvoir était jusqu'alors destinée. Il reçoit les syndicats avant même la cérémonie d'investiture et va jusqu'à tourner la tête du radical Jean-Michel Baylet qui envisage sur ses conseils de réunir sa famille avant de reculer sur la pression de ses amis. Au-delà de la présidentialisation du régime et d'une « pipolisation » évidente, Nicolas Sarkozy est tellement vivant qu'il nous donne déjà le tournis, secouant cette vieille démocratie française jusqu'alors dirigée par des hommes chenus qui aimaient « donner du temps au temps ». Des humanistes bon teint, cultivés mais déjà fatigués à l'image d'un pays que l'on pouvait croire atteint d'une crise de langueur. Le président Sarko réinjecte ainsi du tonus à l'action publique, sans états d'âme, bien décidé à profiter de son état de grâce pour accomplir des réformes qui n'ont que trop tardé. Ses adversaires le regardent passer comme une locomotive, d'un air un peu sidéré tels des adultes face à la vitalité des enfants qui les débordent. Alors bien sûr, les choses sont plus compliquées et de multiples contre-pouvoirs sauront canaliser l'énergie débordante de cet éternel adolescent. Il le sait et, avec une habileté non dénuée de perversité, trouvera des chemins de traverse pour parvenir à ses fins. Car la force du désir s'impose à ceux qui n'en ont pas. Au risque de la perpétuelle fuite en avant.
08:40 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, Hubert Coudurier








