02.01.2009
Vœux présidentiels. Comment positiver sur la crise ?
Mercredi soir, lors de ses vœux aux Français, à la tonalité bien sombre, Nicolas Sarkozy a annoncé une année 2009 de « crise », d’efforts et de réformes.
16:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, voeux présidentiels, France, Nicolas Sarkozy, Elysée
19.11.2008
Afghanistan : La France pourrait faire école
La diffusion par la chaîne Al-Arabiya d'une cassette datée de quelques mois et comportant des menaces d'un groupe taliban contre la France, si elle persistait à se maintenir en Afghanistan, ne devrait pas relancer le débat sur l'opportunité de sa présence militaire. Lequel a déjà eu lieu l'été dernier après la mort de dix soldats dans une embuscade. Notre pays, dont les forces sur place sont les moins nombreuses de la coalition occidentale, ne peut s'extraire d'une légitime solidarité dans la lutte contre le terrorisme international. Mais, à l'heure où la situation se dégrade sur le terrain, comme l'indique l'envoyé spécial de l'Onu, la perspective d'un enlisement analogue à celui de l'Armée rouge du temps de l'Union soviétique se profile. Le nouveau président américain a d'ailleurs indiqué son intention d'accélérer le retrait des troupes d'un Irak en voie de stabilisation afin de les concentrer sur l'Afghanistan. Durement touchée par le terrorisme iranien durant la période 1986-88 pour sa cobelligérance avec l'Irak auquel elle fournissait du matériel militaire, puis à partir de 1995 par les islamistes algériens pour son soutien au régime des généraux, la France a appris la prudence. Elle connaît beaucoup mieux le monde arabe que les États-Unis et n'a pas commis l'erreur, grâce à la lucidité de Jacques Chirac, de les suivre en Irak. Du même coup, la France a été transformée, temporairement du moins, en sanctuaire. Épargnée contrairement à Madrid et Londres, Paris ne pouvait néanmoins rester indéfiniment à l'écart de ce conflit dont elle veut éviter qu'il ne dégénère en guerre de civilisations. D'autant que les Américains se sont inspirés du « savoir-faire » de l'armée française durant la guerre d'Algérie pour inverser le cours de la guerre en Irak en ralliant les tribus sunnites hostiles à al Qaida. En Afghanistan aussi, la France pourrait faire école.
11:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Afghanistan, taliban, France, terrorisme, Irak, Hubert Coudurier, Al-Arabiya
28.10.2008
Crise : un révélateur de l’homme d’État
A qui profite la crise ? A Nicolas Sarkozy, qui a décidé de l’affronter avec sa légendaire énergie. En France, à Bruxelles ou à Washington, personne ne peut lui échapper.
Depuis le succès du sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM), Henri Guaino est un homme à nouveau écouté. Ceux qui traitaient le conseiller spécial du Président de « bombe atomique ambulante », ont révisé leur jugement. Avec la crise mondiale, la récession qui s’en suit, son hostilité à la réduction de la dépense publique redevient audible. « Il ne suffit pas d’étatiser l’économie, mais de permettre à l’État d’être un entrepreneur et un investisseur avec ses propres objectifs », déclare-t-il dans une interview aux « Échos ». Pour que ce nouveau capitalisme d’État, cette troisième voie à laquelle quelques esprits outre-Atlantique accordent désormais une certaine pertinence, soit crédible, encore faudrait-il que la réforme de l’État ne soit pas abandonnée en route.
Montrer qu’il est indispensable
Nicolas Sarkozy annonce, ce matin, un plan de lutte contre le chômage qui verra le retour aux traditionnels emplois aidés en vigueur sous la gauche. Il est question d’investir dans la recherche et des secteurs stratégiques. Toutefois, comme le Président annonçait lors de sa conférence de presse de janvier 2008 que « les caisses sont vides », une partie des dépenses devra être redéployée pour ne pas accroître l’endettement dans des proportions considérables. Le Président doit montrer qu’il est indispensable pour surmonter cette crise. Il n’a pas d’autre choix pour justifier d’être là où il est. Dans son entourage, quelques-uns estiment néanmoins qu’il en fait trop dans le registre de la dramatisation de ce 11-Septembre financier. Quant à son bras de fer avec l’Allemagne, qui ne veut pas de gouvernement économique s’imposant à la Banque centrale européenne (BCE), c’est un pari d’une audace folle. D’autant que l’agacement ainsi suscité va bien au-delà de la Chancellerie allemande. Les Tchèques sont, eux aussi, furieux. Le Président français semble, en effet, tenir sa présidence du Conseil européen jusqu’au 1er janvier pour quantité négligeable en revendiquant celle de l’Eurogroupe détenue jusqu’en décembre par le Luxembourgeois Juncker. Enfin, les Américains ne sont pas décidés à lui laisser la vedette du Sommet de Washington, le 15 novembre prochain, censé lancer les bases d’une refondation du système monétaire.
Affronter la crise avec énergie
Peu importe, au fond, les succès temporaires qu’une habile gestion d’image lui permet d’obtenir pour l’instant dans la bulle médiatique franco-française. Il n’y a pas une démocratie occidentale dans laquelle la récession économique n’ait pas d’effets sur la cote de ses dirigeants. Jusqu’en avril 2008, c’est le style présidentiel qui était condamné, l’opinion semblant acquise à sa politique de réforme. Cette crise, que personne n’a voulu voir venir, va évidemment servir de révélateur à sa dimension d’homme d’État. En l’affrontant avec l’énergie qui le caractérise, il peut en sortir grandi. Ou exploser en vol en démontrant, contrairement aux apparences, qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion.
08:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Sarkozy, Président, chômage, France, Allemagne, Hubert Coudurier
11.04.2008
La France en initiative sur l’Afghanistan
Après une étape au Turkmenistan et au Tadjikistan, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, sera probablement, ce week-end, en Afghanistan où il rencontrera le président Hamid Karzai et son homologue des Affaires étrangères.
09:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, Afghanistan, Kouchner
06.06.2007
L'axe franco-américain
09:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, Afrique, politique étrangère, Tchétchénie
21.07.2006
Paris doit empêcher le sacrifice du Liban
Israël n’étant pas hostile à l’idée de corridors humanitaires émise par le président Chirac, il n’est pas exclu que la diplomatie française puisse se réintroduire dans le jeu proche-oriental par ce biais. En effet, si Tsahal (l’armée israélienne) n’a pas l’intention de lever le pied dans son offensive militaire contre le Hezbollah, l’émotion suscitée par les dégâts collatéraux sur la population civile au Liban, pourrait conduire l’Etat hébreu à faire un geste. Car les Libanais sont une nouvelle fois pris au piège d’un formidable jeu d’échecs entre les puissances régionales, à savoir Israël qui se maintient et l’Iran qui monte en puissance.
"Axe du mal" régional
En réalité, les autorités israéliennes, qui agissent toujours sous le parapluie américain, ont défini leur «axe du mal» régional : Damas, Téhéran, le Hezbollah au Liban, ainsi que le Hamas en Palestine. Le Hezbollah n’a cessé de multiplier les provocations à la frontière du Sud-Liban et le Hamas refuse de reconnaître l’Etat d’Israël. Rappelons que les deux mouvements sont entrés dans une logique institutionnelle tout en pratiquant un terrorisme de basse intensité en vertu d’un double jeu permanent.
Or il est évident que Téhéran instrumentalise le Hezbollah pour détourner l’attention de son bras de fer avec la communauté internationale sur le nucléaire. Le repli de Tsahal hors de Gaza et du Sud-Liban ayant été interprété comme un acte de faiblesse, le pays du Cèdre sert désormais de champ de manœuvre pour une démonstration de force et aussi d’avertissement à l’égard de Téhéran.
«Le cheikh Nasrallah (chef du Hezbollah) a été surpris par notre réaction car, par le passé, nous avions l’habitude de nous restreindre. Ces provocations ayant lieu sur notre territoire, nous devions changer les règles du jeu», nous expliquait hier le ministre israélien Zeev Boim, de passage à Paris, tout en soulignant les liens entre le Hezbollah et les brigades al-Aqsa en Palestine.
Ainsi, cette escalade de la violence n’est-elle pas près de s’arrêter puisqu’elle a le soutien des Etats-Unis, qui vivent en Irak une radicalisation analogue des chiites au détriment des sunnites.
Limiter les dégâts
Mais, en se comportant, à l’instar du mentor américain en Irak, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, les Israéliens risquent de détruire le fragile équilibre confessionnel du Liban. Et d’obtenir le résultat inverse de celui souhaité en refaisant l’union sacrée contre eux. Quoi qu’il en soit, la France doit intervenir afin de limiter, autant que faire se peut, les dégâts dans ce pays à nouveau sacrifié.
09:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Liban, Syrie, Israël, Hezbollah, Iran, diplomatie, France
18.07.2006
Le Proche-Orient et la France
Dominique de Villepin n’excluait pas qu’une crise internationale puisse le remettre en selle. Il est trop tôt pour le dire, mais l’escalade de la violence au Proche-Orient pourrait conduire les Français à resserrer les liens avec un couple exécutif en perte de vitesse dans les sondages.
Certes, le déplacement du Premier ministre à Beyrouth ne visait qu’à rassurer les ressortissants franco-libanais en voie d’exfiltration. Nous n’en sommes pas encore à la navette que l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hervé de Charette, avait fait entre Jérusalem, Beyrouth et Damas, aboutissant à un accord de cessez-le-feu, après le massacre de Canaa au Sud-Liban en s’appuyant sur un parrainage syro-libanais face au tandem américano-israélien. A l’époque, Villepin était à la manœuvre à l’Elysée et dictait ses ordres au Quai d’Orsay. Charette avait annoncé l’accord du palais de Baabda à Beyrouth. Bien joué, fut-ce au prix d’un peu de gonflette de la diplomatie française, mettant en scène son rôle avec une certaine emphase. Mais, même depuis la fin du mandat français, le Liban a toujours occupé une place disproportionnée dans la politique intérieure. On se souvient de la visite éclair de Mitterrand dans les années 80 sur les décombres du Drakkar après l’attentat-suicide contre la force multinationale. Et des hommes politiques, comme Léotard, qui avaient pris fait et cause pour le général Aoun encerclé par les Syriens.
L’époque a changé. Les marges de manœuvre françaises, comme éventuel médiateur, sont réduites dès lors que Washington et son allié, l’Etat hébreu, ont décidé d’affronter l’arc chiite islamiste qui menace d’embraser la région. Elles n’en existent pas moins et Dominique de Villepin peut jouer un rôle, de par ses qualités de résistance psychologique qui en font un mauvais barreur par petit temps, bien meilleur en temps de crise. Car, c’est aussi une partie de notre avenir qui se décide là-bas sur fond de guerre de civilisations avec Israël comme dernière enclave occidentale en Orient.
18:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Liban, France, Proche-Orient, Villepin, Israël
15.07.2006
Président jusqu'au bout
Exercice difficile que cette dernière allocution du 14-Juillet pour un homme en fin de règne que beaucoup jugent en fin de course. Comment peser jusqu’au bout, ne rien céder de son pouvoir, tout en orientant autant que faire se peut la succession qui s’annonce.
Servi par l’escalade au Proche-Orient, Jacques Chirac, que les Français créditent d’un bilan positif en politique étrangère, n’a pas eu à forcer son talent pour jouer la carte de la dramatisation. Certes l’influence française reste limitée dans cette zone où le couple américano-israélien tente de faire bouger les lignes au prix de lourdes pertes humaines. Dressant un parallèle avec la guerre en Irak à laquelle il s’était clairement opposé, Chirac a rappelé les risques d’une instabilité accrue dans cette région où la diplomatie française joue inlassablement les bons offices. L’occasion de rendre hommage aux organisations humanitaires qui œuvrent notamment au Darfour et d’évoquer ce combat pour le développement auquel l’Elysée apporte une contribution constante. Pour autant, la France n’a pas pour vocation d’accueillir tous ceux qui veulent y vivre, une manière de reprendre la formule de Rocard sur la «<TH>misère du monde<TH>». Surtout avec une protection sociale aussi généreuse qui suscite un tel engouement.
Dans ce contexte, le chef de l’Etat a légitimé la démarche de son ministre de l’Intérieur à l’égard des enfants scolarisés de sans-papiers, faisant porter sur l’administration le tort de ne pas avoir traité avec plus de célérité leur cas. De là à introniser Nicolas Sarkozy avec lequel ses relations sont désormais «<TH>très bonnes<TH>» en lui accordant la qualité homme d’Etat, cela semble relever de la politique-fiction pour le monarque républicain de la V<MD+>e</MD> qui n’a pas dit son dernier mot.
Un peu laborieux au début de son intervention puis très pugnace pour défendre les atouts de la France, Chirac a rappelé son intention de poursuivre les réformes tout en évoquant brièvement un bilan jugé maigrelet par comparaison à ce que font notamment les Allemands. Après avoir pris ses contradicteurs à contre-pied lors de sa précédente intervention qui confirmait le Premier ministre à son poste en évoquant une «<TH>ébullition politico-médiatique<TH>», le président se veut plus que jamais dans l’action, bref utile au pays. Conforté par l’énergie de l’équipe de France qui l’a peut-être fait remonter dans les sondages, Chirac n’entend pas lever le pied.
16:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chirac, politique, Elysée, président, présidentielles, France, élections








