20.05.2008
Palestine : la France peut-elle déplacer les lignes ?
08:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bernard Kouchner, Claude Guéant, Yasser Arafat
07.02.2008
Fillon incarne les valeurs traditionnelles
Avec 57% d’opinions positives soit onze points de plus que le président, du jamais vu, François Fillon devient l’incontournable chef de la majorité Le fusible, censé prendre les coups, est désormais crédible. Un homme dont les députés attendent le soutien pour des municipales qui s’annoncent difficiles tandis que la présence de Nicolas Sarkozy ne paraît guère sollicitée. Fillon, que les petits marquis de l’Élysée avaient surnommé « mister Nobody » (« nobody is perfect », personne n’est parfait ironisaient les mignons de la Cour), lequel prenait ombrage d’être qualifié de « collaborateur » par le chef de l’État lors d’un déjeuner avec la presse régionale, s’agaçait de l’empiétement médiatique du secrétaire général Claude Guéant ou du conseiller spécial Henri Guaino, est en passe de devenir le référent de la droite. Bien qu’ayant été maintenu en lisière de certains dossiers comme la réforme des régimes spéciaux, sur lequel Nicolas Sarkozy lui a mis dans les pattes Xavier Bertrand, Fillon, par sa réserve et son classicisme, séduit l’opinion. En particulier celle de droite qui se pose des questions sur le président qu’elle a élu et amorce un véritable décrochage. Plus sur le style du président que sur son action. Car Fillon se protège quand Sarko s’avance en première ligne. Mais il y a aussi un vieux fond catholique qui n’apprécie pas les manières de parvenu, la séduction à tous crins, les promesses non tenues. Bref, une demande de retour aux valeurs traditionnelles qu’incarnait le régime chiraquien avec l’inconvénient d’être immobile.
09:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : François Fillon, Claude Guéant, Hubert Coudurier
02.10.2007
La revanche de l'homme invisible
Nicolas Sarkozy avait sans doute sous-estimé François Fillon. En le ravalant au simple rang de collaborateur, alors que lui-même estimait être le seul que Chirac ne traitait pas ainsi, il l’avait d’abord testé. En libérant dans les médias la parole de son homme à tout faire Claude Guéant et celle de son parolier Henri Guaino, il voulait le réduire. Objectif qu’il croyait d’autant plus facile que « l’homme invisible » avait théorisé l’abaissement de sa fonction. Sans doute pour obtenir plus facilement le poste. Mais il faut toujours se méfier des calmes qui maîtrisent leurs nerfs. En décrétant que la réforme des régimes spéciaux n’attendait plus que le top-départ du président ou que le pays était en faillite, ce Premier ministre, réputé trop lisse, s’est forgé, en quelques semaines, l’image d’un homme de caractère. Pas comme ceux qui ironisent sur les « déclinologues » pour gérer ensuite le statu quo. Certes l’entourage présidentiel s’en est ému, le président, tout à son entreprise de séduction, en a été agacé mais le message est passé. Et la consécration est venue, durant le week-end, du groupe parlementaire applaudissant un politique courageux n’ayant pas peur des mots. Le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, en a profité pour évacuer l’idée d’un parti de godillots qui lui était visiblement destinée. Du coup, François Fillon, tout en protestant de sa loyauté à l’égard de l’Elysée, en a remis une couche : « Avec Nicolas Sarkozy, nous allons réformer, réformer et encore réformer », a-t-il lancé à Strasbourg. Autrement dit, Fillon vient de créer, presque malgré lui, un rapport de force ou il apparaît désormais comptable des engagements de la campagne présidentielle. Et l’ouverture de la session parlementaire va lui permettre d’occuper cet espace. Il sera le Mauroy de droite du chef de l’Etat. Lequel, ayant involontairement réhabilité la fonction de Premier ministre, devra s’en accommoder un certain temps, plus longtemps en tout cas que ces quelques « zozos » qui sont là pour la galerie et dont l’image médiatique cache de moins en moins l’incompétence ministérielle. Au final, cette répartition des rôles ne devrait pas desservir le président qui pourrait redécouvrir les vertus du rôle d’arbitre et s’exposer un peu moins.
14:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicoalas Sarkozy, Claude Guéant, Henri Guaino, UMP, Patrick Devedjian, François Fillon








