04.12.2007
France-Algérie : l’enjeu de la réconciliation
La polémique ayant conduit le ministre algérien des Anciens combattants à traiter le président français de représentant du « lobby juif », avant d’être mollement désavoué par le président Bouteflika, n’est que le prolongement d’un bras de fer persistant entre Paris et son ancienne colonie, toujours en quête d’identité. Durant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy a rompu avec l’attitude chiraquienne consistant à quémander un traité d’amitié avec un pays dont les sphères dirigeantes n’ont de cesse de traiter la France comme le bouc-émissaire de leurs propres turpitudes. Tout en stigmatisant cette propension très française à la repentance (*). Attitude d’autant plus incompréhensible que la France a défendu, lors de la décennie sanglante, le régime algérien contre le péril islamiste d’ailleurs instrumentalisé par les généraux. La loi du 23 février 2005 sur les bienfaits de la colonisation, finalement abrogée par le Conseil Constitutionnel à la demande de Chirac, traduisait l’offensive des députés de droite, notamment du Sud de la France, ayant assuré la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Ainsi la venue à Perpignan d’Alain Marleix, secrétaire d’Etat aux anciens combattants pour l’inauguration d’une stèle à la mémoire des Français tombés en Algérie, parmi lesquels les anciens de l’OAS, a t-elle ulcéré le régime d’Alger. Sauf que le ministre algérien s’est pris les pieds dans le tapis au nom d’un populisme islamiste qui progresse dans la société et que cautionne le Premier ministre Abdelaziz Belkhadem. Du coup, il a versé dans une diatribe antisémite. Une « opération revancharde » eût été plus acceptable. Dans une interview à l’agence algérienne APS, Nicolas Sarkozy a décidé de calmer le jeu au nom de cette réconciliation mémorielle si difficile à accepter de part et d’autre de la Méditerranée. Il ne pouvait être question d’annuler le voyage ce qui n’aurait fait qu’aggraver les plaies. C’est la nature du président français et c’est sa force. Mais il y a à la clef des enjeux économiques, cinq milliards de dollars de grands contrats, et l’on sait que les Algériens désormais riches de leur pétrole et sollicités de toutes parts, n’entendent faire aucun cadeau à l’ancienne métropole. * Lire à ce propos Paris-Alger couple infernal, de Jean-Pierre Tuquoi, chez Grasset.
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22.03.2007
Selon le candidat de l’UMP les Français ont choisi
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13.03.2007
Chirac, un soutien pesé au trébuchet
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15.02.2007
Le meurtre du père
09:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Sarkozy, PS, Hubert Coudurier, Chirac
12.01.2007
Chirac-Sarko chassé-croisé
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05.01.2007
S'accrocher jusqu'au bout
Le chef de l'Etat semblait hier en pleine forme lors du Conseil des ministres, comme s'il avait mangé du lion et n'écartait aucune hypothèse. Une perspective de candidature est certes jugée improbable par ceux qui ont soif de renouvellement. Mais dans ce vieux pays monarchique qu'est la France, rétif au changement, rien ne peut être exclu. Tout sourire à la réunion de la place Beauvau qui précédait le conseil, le Premier ministre est apparu singulièrement déconnecté de la présidentielle. Comme s'il faisait l'impasse sur cet enjeu, qui n'est pourtant pas mineur, afin de se consacrer sans discontinuer au travail gouvernemental. En focalisant notamment sur son plan logement, selon le fameux droit opposable, inventé par Sarko, que les chiraquiens se sont empressés de récupérer. Déjà offensif lors des voeux, Chirac en a rajouté une couche avec ses ministres sur la nécessité de se mobiliser pour la sécurité et contre le chômage. Comme s'il poussait le ministre de l'Intérieur, qui sera investi le 14 janvier par le congrès de l'UMP, doucement, vers la sortie. Au motif qu'on ne peut à la fois faire campagne et s'occuper des affaires de l'Etat. Une manière subtile de réduire l'enjeu de l'élection, comme si, à quatre mois de la présidentielle, le tandem exécutif avait l'éternité devant lui. Sauf que plus on lui dira de partir, plus Nicolas Sarkozy s'accrochera à sa fonction, invoquant de multiples précédents afin de justifier son attitude. Il y a peu, l'un de ses proches confiait qu'il ne serait pas évident de le faire décrocher avant le 9 avril, date de l'entrée en vigueur de la campagne officielle. Sa femme, Cécilia, l'appuie en ce sens, au risque que l'on s'interroge sur cette incapacité à un minimum de solitude, sur cette insécurité personnelle qui semble le tenailler de façon persistante. « Ils ne m'épargneront rien », glisse parfois le ministre de l'Intérieur, mi-parano mi-lucide, sur la convergence des forces qui veulent l'empêcher d'atteindre la magistrature suprême. De fait, Nicolas Sarkozy n'exclut plus de perdre l'élection, ce qui est une preuve de maturité. Au vrai, tous les acteurs de ce curieux trio exécutif s'accrocheront jusqu'au bout.
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06.12.2006
Miroir de la mondialisation
Voulue par Jacques Chirac, France 24 devrait enfin démarrer ce soir, d'abord sur internet, plusieurs satellites de diffusion prenant le relais 24 heures après pour en faire un canal mondial. L'idée de cette chaîne d'information en plusieurs langues est née de la guerre en Irak. Ou du moins la vision unilatérale qu'en avaient les chaînes américaines et singulièrement Fox News jusqu'à la caricature a-t-elle accru cette nécessité. Pas facile pourtant de concurrencer des symboles aussi performants que CNN, BBC World ou encore Al-Jazira internationale, dotés de moyens considérables par comparaison à ceux plus modestes attribués à France 24. Présidée par le publicitaire Alain de Pouzilhac, ancien président d'Havas, qui sera sans doute son meilleur « vendeur », encadrée par quelques vieux routiers de l'audiovisuel dont Gérard Saint-Paul sera la figure emblématique, et de jeunes espoirs de la profession tel Grégoire Deniau, ancien grand reporter ayant obtenu le Prix Albert Londres, France 24 n'en est pas moins attendue au tournant. Comme toutes les entreprises qui se lancent dans un marché national déjà encombré de trois chaînes d'information en continu (LCI, i-télé, BFM TV), elle devra faire ses preuves. Et comme toujours, cela prendra du temps. Elle sera d'abord jugée par les Français avant de séduire les étrangers, souvent beaucoup plus indulgents que nos compatriotes. Raison de plus pour donner de la France, même si cela ne sera pas le seul objectif, une image déconnectée de l'autoflagellation qui prévaut souvent dans l'Hexagone. Sans tomber dans le travers d'une « voix de la France » reflétant la diplomatie de l'Elysée ou du Quai d'Orsay, France 24 devra trouver le ton juste. Une identité en forme de miroir pour un pays volontiers messianique qui se définit aussi par le regard des autres et notamment tous ceux qui aiment sincèrement la France. Surtout dans ce contexte de la mondialisation qui lui fait si peur et où elle aura bien besoin d'un tel renfort.
09:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hubert Coudurier, télévision, France 24, Chirac
29.11.2006
Chirac. Anniversaire et retour aux sources
08:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chirac, Elysée, Hubert Coudurier
17.11.2006
Les chiraquiens ne renoncent pas
Tandis que les socialistes étaient sur le point d'accoucher de leur candidat, les chiraquiens reprenaient l'offensive pour contrer l'installation définitive de Nicolas Sarkozy dans le rôle de candidat de la majorité présidentielle. Cela avait débuté par plusieurs pages consacrées au chef de l'Etat dans Paris-Match, en compagnie de son petit-fils et de ses principaux collaborateurs. Et surtout par les confidences de Bernadette, visiblement prête à en reprendre pour cinq ans. Plus de deux mandats, n'est-ce pas incongru dans une démocratie occidentale ? Oui, mais Chirac n'aura réellement gouverné que sept ans contre dix ans pour Mitterrand, lequel avait 72 ans lors de sa réélection, soit 79 à la fin, le même âge que Chirac s'il terminait un nouveau mandat. Cette annonce, dont on peut se demander si elle a d'autre finalité que de permettre au président d'exister politiquement pour les six mois qui restent, était suivie d'un premier affrontement entre MAM et Sarko au conseil national de l'UMP. Sans que l'on sache si la ministre de la Défense irait finalement jusqu'au bout de sa logique de candidature en se présentant à des primaires au sein du parti. Primaires que ne semble plus souhaiter Nicolas Sarkozy, quelque peu troublé par l'activisme du camp chiraquien et décidé à accélérer la cadence en annonçant sa candidature à la fin du mois. Pathétiques manoeuvres d'arrière-garde ou amorce d'une remise des compteurs à zéro, à droite, dans la dernière ligne droite de la présidentielle ? Dominique de Villepin, chahuté par le groupe parlementaire pour avoir affirmé que l'investiture ne valait qu'un simple soutien financier, s'est prudemment abstenu d'en rajouter. Le Premier ministre a même indiqué son hostilité à des primaires, ce qui ne devrait pas déplaire au ministre de l'Intérieur. Villepin, qui n'a pas renoncé à être candidat, sait que seules des circonstances exceptionnelles pourraient lui ouvrir la voie. Une hypothèse qui paraît même préemptée par le chef de l'Etat.
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20.09.2006
La résurgence du front anti-Sarko
14:21 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chirac, Sarkozy, Hubert Coudurier








