04.11.2008
Manhattan, une enclave française dans la crise
Reportage au coeur de Manhattan, qui affiche toujours une certaine insouciance. Ici, la crise n'entame pas l'optimisme et l'esprit d'entreprise. Au premier rang, des Français que la Grosse Pomme a d'emblée séduits.
15:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Manhattan, New-York, Etats-Unis, élections, Barack Obama, USA
18.09.2008
Un test dans un contexte troublé
Quelques élections partielles favorables et la remontée du Président dans les sondages ont amélioré le moral de la droite après les calamiteuses élections municipales. Néanmoins, dans un contexte économique désastreux qui complique l'équation budgétaire devant être bouclée la semaine prochaine, le test du Sénat n'est pas dépourvu de signification. Certes, ce bastion de la droite, que son mode de scrutin quasi censitaire met à l'abri des turbulences, n'est guère représentatif de la société française. Conçu pour tempérer les ardeurs contestataires de l'Assemblée comme dans tout système bicaméral, il s'opposa au général De Gaulle qui voulait le transformer. Après le naufrage de la présidence Poher, il était condamné à changer ou à disparaître. La réduction du mandat des sénateurs (de neuf à six ans) et l'ouverture de l'institution sur l'extérieur à travers de multiples colloques ont amorcé cette nécessaire évolution sous la férule de Christian Poncelet. Sur certains débats de société comme les tests ADN, le Sénat se démarquera de l'Assemblée. Les deux prétendants à la succession de Poncelet auront donc à coeur de poursuivre dans cette voie de l'expertise et de la sagesse. Gérard Larcher est un négociateur de talent, un homme de réseau, très imprégné par les questions sociales et qui moderniserait à coup sûr l'image du Sénat. Son rapport sur la réforme de l'hôpital avait été apprécié par Nicolas Sarkozy. Homme de compromis avec un profil plus marqué de notable, Jean-Pierre Raffarin a peut-être commis l'erreur d'adopter une stratégie trop politique en se prévalant dans un premier temps de la caution du Président puis en plaidant pour l'indépendance du Sénat. Raffarin qui ne vient pas du RPR mais de la famille libérale s'estime mieux en mesure de rassembler. Personne n'est aujourd'hui capable de faire un pronostic et l'Elysée ne veut surtout pas miser sur le mauvais cheval. Pas question donc de favori.
08:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sénat, sénatoriales, élections, Nicolas Sarkozy, Hubert Coudurier
28.07.2006
Comment Chirac a repris la main
Diable d’homme ! Le président de la République, que l’on disait affaibli depuis son accident cardio-vasculaire et promis à une fin de mandat pénible, se retrouve à nouveau au centre du jeu politique ! Comment a-t-il fait pour reprendre la main ?
Tout d’abord, il y a désormais chez Jacques Chirac, privilège de l’expérience, une sérénité qui le conduit à prendre du recul sur les événements. Quand le chef de l’Etat ironise à la télévision sur l’ébullition «politico-médiatique» qui a saisi le microcosme pendant l’affaire Clearstream, il se rapproche du jugement des Français. Sa parole étant devenue trop rare, donnant l’impression qu’il se désintéressait de l’avenir du pays, le chef de l’Etat fait un retour en force à l’occasion de la Coupe du monde de football. Dans le choix des attitudes et des mots, Chirac démontre une nouvelle fois ses capacités d’empathie avec l’opinion. Lorsqu’il dénonçait le «misérabilisme ambiant» à l’occasion d’un voyage au Brésil, sa parole était inaudible. En accompagnant le mouvement des joueurs français, leur mise en énergie, il devient crédible. Car l’équipe de France et son président incarnent, de façon symbolique, les atouts du pays. Malgré l’échec en finale, il est démontré qu’avec de la volonté et du courage, la France peut jouer au plus haut niveau.
Dans la crise qui secoue le Proche-Orient, l’unanimité de la classe politique en faveur des positions prises par le chef de l’Etat, notamment dans Le Monde, suggère un certain respect. Jacques Chirac, par son ouverture aux autres et ses positions équilibrées (après un léger recadrage de la diplomatie française), fait aujourd’hui figure de référence en France et à l’étranger. Nous avons suffisamment critiqué les déceptions de ses mandats successifs et son tempérament «radsoc» pour en mesurer, en l’occurrence, les avantages en termes de rayonnement international.
Philippe Douste-Blazy, son ministre des Affaires étrangères, qui trouve dans cette crise l’occasion de se forger une stature, en est, dit-on, persuadé. Jacques Chirac, sans en avoir fait la confidence à quiconque, songerait à se représenter en 2007 devant les Français.
14:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chirac, politique, président, élections, Proche-Orient
15.07.2006
Président jusqu'au bout
Exercice difficile que cette dernière allocution du 14-Juillet pour un homme en fin de règne que beaucoup jugent en fin de course. Comment peser jusqu’au bout, ne rien céder de son pouvoir, tout en orientant autant que faire se peut la succession qui s’annonce.
Servi par l’escalade au Proche-Orient, Jacques Chirac, que les Français créditent d’un bilan positif en politique étrangère, n’a pas eu à forcer son talent pour jouer la carte de la dramatisation. Certes l’influence française reste limitée dans cette zone où le couple américano-israélien tente de faire bouger les lignes au prix de lourdes pertes humaines. Dressant un parallèle avec la guerre en Irak à laquelle il s’était clairement opposé, Chirac a rappelé les risques d’une instabilité accrue dans cette région où la diplomatie française joue inlassablement les bons offices. L’occasion de rendre hommage aux organisations humanitaires qui œuvrent notamment au Darfour et d’évoquer ce combat pour le développement auquel l’Elysée apporte une contribution constante. Pour autant, la France n’a pas pour vocation d’accueillir tous ceux qui veulent y vivre, une manière de reprendre la formule de Rocard sur la «<TH>misère du monde<TH>». Surtout avec une protection sociale aussi généreuse qui suscite un tel engouement.
Dans ce contexte, le chef de l’Etat a légitimé la démarche de son ministre de l’Intérieur à l’égard des enfants scolarisés de sans-papiers, faisant porter sur l’administration le tort de ne pas avoir traité avec plus de célérité leur cas. De là à introniser Nicolas Sarkozy avec lequel ses relations sont désormais «<TH>très bonnes<TH>» en lui accordant la qualité homme d’Etat, cela semble relever de la politique-fiction pour le monarque républicain de la V<MD+>e</MD> qui n’a pas dit son dernier mot.
Un peu laborieux au début de son intervention puis très pugnace pour défendre les atouts de la France, Chirac a rappelé son intention de poursuivre les réformes tout en évoquant brièvement un bilan jugé maigrelet par comparaison à ce que font notamment les Allemands. Après avoir pris ses contradicteurs à contre-pied lors de sa précédente intervention qui confirmait le Premier ministre à son poste en évoquant une «<TH>ébullition politico-médiatique<TH>», le président se veut plus que jamais dans l’action, bref utile au pays. Conforté par l’énergie de l’équipe de France qui l’a peut-être fait remonter dans les sondages, Chirac n’entend pas lever le pied.
16:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chirac, politique, Elysée, président, présidentielles, France, élections








