06.11.2008
Une nouvelle ère
La victoire d'Obama était attendue. Nette et sans bavure, elle marque la fin d'une époque : celle de la révolution conservatrice lancée par Ronald Reagan au début des années 80. Certes, on ne peut occulter le facteur racial qui en fait une élection historique. Pour la première fois, les États-Unis portent à la magistrature suprême un Afro-Américain. Mais Obama n'aurait pas été élu s'il n'était pas d'abord apparu plus rassurant que McCain, imprévisible et surtout hors sujet. Concentrant son propos sur la politique étrangère quand les Américains veulent tourner la page de la guerre en Irak et passant à côté des remèdes à apporter à l'explosion de la bulle financière qui ébranle les fondements du système capitaliste. Récemment, un papier du New York Times évoquait le film « Devine qui vient dîner » avec Sydney Poitier pour bien marquer à quel point cette réalité d'une Amérique Wasp (*) appartient désormais au passé. Quarante ans après, les jeunes Noirs sont moins préoccupés par le racisme que par la crise économique et l'émergence de la Chine qui pourrait faire perdre à l'Amérique son statut de superpuissance. Outre le fait que Bush est accusé d'avoir affaibli l'image de son pays à l'étranger, les États-Unis sont conscients de la nécessité de remédier à leurs défaillances en matière d'infrastructures et de couverture sociale. De surcroît, les républicains sont accusés d'avoir dilapidé les acquis de la présidence Clinton en triplant la dette publique. Il n'empêche, un nouveau plan de stimulation de l'économie d'environ 200 milliards de dollars pourrait être annoncé dans les prochaines semaines. C'est dire si l'on redécouvre outre-Atlantique, les vertus d'une troisième voie à l'européenne. Une nouvelle ère s'ouvre pour laquelle Barack Obama devra préciser ses doctrines dans de nombreux domaines. Mais en dépit d'un certain flou, notamment sur l'ouverture des négociations avec l'Iran, l'homme est professionnel, déterminé. Ce ne sera pas un nouveau Jimmy Carter, et les Européens devront peut-être déchanter quand il leur demandera de s'engager financièrement sur l'Irak en parallèle au désengagement américain. La fenêtre ayant permis à Nicolas Sarkozy d'occuper le terrain au Moyen-Orient ou durant la crise géorgienne va peut-être se refermer. * White anglo-saxon protestant (les premiers colons blancs).
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05.11.2008
Une campagne hors du commun
La mobilisation exceptionnelle des électeurs américains, hier, met un terme à une campagne électorale hors du commun. Jusqu'à la dernière heure, les deux candidats, avec plus ou moins d'habileté, se seront battus pour la victoire.
15:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élection américaine, Barack Obama, USA, démocrates, républicains, vote, président des Etats-Unis
03.11.2008
L'Onu retrouve des couleurs
Condamnée par les républicains, si Barack Obama était élu président des Etats-Unis, l'Onu pourrait, grâce aux démocrates, retrouver toute son influence.
16:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ONU, Etats-Unis, élection américaine, démocrates, Barack Obama








