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02.09.2008
Le président diplomate
Laissant au Premier ministre François Fillon le soin de gérer les contradictions de sa politique économique qui pourraient à terme devenir inextricables, le président de la République Nicolas Sarkozy se recentre depuis quelques semaines sur son domaine régalien que l’on appelait naguère réservé. La Constitution lui donne à cet égard une responsabilité particulière même si certains considèrent qu’elle est partagée avec le Premier ministre. Les événements ont par ailleurs décidé pour lui durant l’été : de l’ouverture des JO de Pékin à la mort de nos dix soldats en Afghanistan en passant par l’offensive russe contre la Géorgie. La responsabilité que lui confère la présidence européenne incitait par ailleurs le chef de l’Etat, outre son tempérament, à ne pas rester inactif. Il n’en demeure pas moins que sa marge de manœuvre demeure fort étroite. Les Chinois se sont contentés de promesses d’ouvrir des négociations avec le dalaï-lama, lesquelles ont été glaciales et n’ont pas mis fin à la répression qui s’abat au quotidien sur le Tibet. On l’a également constaté hier, lors du sommet de Bruxelles qui a écarté toute sanction contre la Russie et reporté la plupart des décisions au prochain sommet prévu à la mi-novembre à Nice. Sur l’Afghanistan il était difficile de ne pas y aller sans être ravalé au rang d’une puissance de troisième zone. Mais comme le disait justement le chef d’état-major des armées avant de se voir imposer un accroissement des effectifs, c’est un « merdier ingérable ». Encore heureux que Chirac nous ait évité l’aventure irakienne ! Quant à la normalisation des relations avec Damas, à la veille du voyage de Sarkozy en Syrie, l’expérience prouve que ses dirigeants ne sont pas fiables et déçoivent toujours les meilleures volontés du monde. Au total on ne peut reprocher au président français de jouer sa partition à travers cette intense activité diplomatique. Mais il faut être conscient que la politique étrangère ne rapporte rien dans l’esprit des Français : elle peut juste contribuer en cas de gaffe, à faire chuter les hommes politiques de leur piédestal.
14:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Fillon, Nicoals Sarkozy









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