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14.05.2008
Communication : Sarkozy sur les pas de Bush
François Bayrou suggère d’inscrire l’indépendance de la presse dans la Constitution. Quant au président de la société des journalistes de l’AFP, il rappelle, dans une tribune au Monde, que l’Agence n’est pas un blog où le gouvernement pourrait déverser in extenso ses communiqués sans filtre ni interprétation journalistique. Une suggestion malheureuse de la ministre de la Culture, Christine Albanel, après la diatribe du Président relayée par son porte-flingue revenu en grâce, Frédéric Lefebvre, fort intelligent au demeurant. Lequel avoue en privé aimer la castagne, et a amplifié les critiques de son patron concernant la faible publicité donnée à la condamnation de Ségolène Royal pour laquelle elle s’est d’ailleurs pourvue en cassation. Dans l’ouverture qui semble désormais enterrée, il y avait aussi une volonté de séduire la presse qui véhiculait en majorité une idéologie dominante de gauche. De fait, Nicolas Sarkozy a consacré aux journalistes considérés comme des prescripteurs d’opinion un temps que Jacques Chirac ne prenait plus la peine de leur accorder. Furieux de voir que ses efforts n’aboutissaient pas et qu’ils étaient même caricaturés, l’actuel Président s’est replié sur un noyau dur de confidents jugés fiables. Le reste de la troupe entre désormais dans la catégorie des « connards » qui ne comprennent rien. Ses liens avec les grands patrons des groupes de médias n’y ont rien changé. Le chef de l’Etat a donc changé de tactique en spéculant sur le fait que la presse n’a pas bonne presse. Il s’agit de remobiliser son camp en recréant le clivage anti-élites qui l’avait servi durant sa campagne présidentielle. La communication de l’Elysée apparaît désormais bien verrouillée comme l’aura été celle de George Bush durant ses deux mandats à la Maison Blanche.
08:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, François Bayrou








