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25.04.2008
L’homme qui veut bien faire
« Tout est rentré dans l’ordre ». Le chef de l’Etat a évité d’évoquer, hier soir, sa vie privée pour mieux se concentrer sur les préoccupations des Français.
La leçon des derniers mois a été tirée quant au style largement décrié de sa présidence. Les questions politiciennes sur sa relation douce-amère avec son Premier ministre ont également été prestement évacuées. Tout comme la mise en orbite d’un rival de François Fillon en la personne de Xavier Bertrand. En revanche, les erreurs de jeunesse de certains membres du gouvernement ne seront plus pardonnées. Qu’on se le dise, l’indulgence à l’égard des débutants appartient au passé. Sur le fond, l’exercice auquel se voyait confronté Nicolas Sarkozy n’était guère aisé. Du moins sur la politique économique. En l’occurrence, le Président s’est contenté de rappeler les fondamentaux de sa campagne, concédant au passage une grave erreur de communication sur le paquet fiscal. Parce que les prix ont augmenté en France plus que partout ailleurs, que les salaires sont trop bas et les charges trop fortes, le mécontentement est patent. Mais au-delà de ce constat, le discours présidentiel patine, parce qu’il n’a pas les moyens d’une politique vigoureuse face à un environnement mondial défavorable. Le chef de l’Etat a rappelé le nombre important de réformes engagées (55) qui, à l’en croire, devraient créer une dynamique de changement, compte tenu de leurs imbrications. Toutefois, hormis l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires, la baisse du chômage et la généralisation annoncée du RSA, aucune annonce miracle n’apparaît de nature à inverser rapidement la tendance. La fermeté sur les clandestins avec un refus persistant de toute culpabilisation, une volonté de tenir sur la suppression de postes dans l’enseignement et un souci de conciliation avec la Chine : loin des grands principes, Nicolas Sarkozy continue à vouloir bien faire dans les limites du possible. Quitte à porter durablement le poids d’une opinion hostile.
08:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, bilan, réformes, présidence, président
24.04.2008
La désillusion
Un an après sa triomphale élection, Nicolas Sarkozy, tous les sondages l'attestent, suscite une grande désillusion, en particulier auprès de ceux qui ont voté pour lui. Beaucoup insistent sur le style de sa présidence, qualifiée de « bling-bling », pour son côté m'as-tu-vu. Mais c'est d'abord la conjoncture internationale désastreuse qui le frappe de plein fouet. La crise des subprimes, la flambée du pétrole, l'inflation issue du renchérissement des matières premières fragilisent ses promesses de campagne sur l'accroissement du pouvoir d'achat. Comme Guizot, Sarko disait en substance aux Français : « Enrichissez-vous ». Mais les heures supplémentaires qui ont augmenté d'un tiers n'ont pas suffi, le paquet fiscal n'a pas eu l'effet escompté et les baisses d'impôt ne seront vraisemblablement pas possibles. Quant aux réformes, elles ont été à peine amorcées durant l'état de grâce, le Président ayant une certaine propension à se disperser, confondant parfois l'essentiel et l'accessoire au gré de sa communication vibrionnante. Surtout, les réformes ne produiront pas d'effets immédiats et les derniers cafouillages (carte famille nombreuse, réduction des allocations familiales...) font douter de la capacité de Nicolas Sarkozy à résister à l'opinion. Ce séducteur sera-t-il capable d'affronter durablement l'impopularité pour faire le job, sans quoi le déclin français semble assuré ? Son hallucinante immodestie, son style de gouvernement monarchique, sa toute puissance des débuts, qui prétendait réhabiliter la politique, ont surtout démontré l'impuissance de l'action publique face à la mondialisation. Apaisé après ses frasques sentimentales par sa nouvelle compagne, qui semble vouloir jouer le jeu d'une moderne « first lady », l'homme n'en est pas moins capable de rebondir. C'est avec le temps qu'on pourra juger de sa véritable stature.
08:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, sondage, Hubert Coudrier
22.04.2008
Le PS en lente mutation
08:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Parti Socialiste, Lionel Jospin, François Hollande, MoDem, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Julien Dray
18.04.2008
Sarko-Fillon : l’amour vache
08:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, François Fillon, Maroc
17.04.2008
Mai 68 et la bonne gouvernance.
Nicolas Sarkozy recevant Daniel Cohn-Bendit à l’Elysée alors que les manifestations lycéennes se multiplient à l’approche du 40 e anniversaire de Mai 68, cela pourrait avoir une connotation symbolique. Pourtant, cette commémoration n’intéresse guère les jeunes, qui estiment que des parents jouisseurs et bien peu adultes (pas tous heureusement) leur lèguent un pays en mauvaise posture (endettement, croissance...). Même si la génération 68 n’est évidemment pas responsable de tout, la mondialisation et la montée en puissance des pays émergents ayant affaibli les pays occidentaux, ses enfants regardent l’avenir avec angoisse. Comme s’ils n’avaient pas été préparés à la dureté du monde qui les attend par des adultes prompts à se laisser culpabiliser. Il reste que Cohn-Bendit demeure le brillant figurant d’une époque qui ne se résout pas à quitter la scène médiatique alors que Sarkozy est le dirigeant d’une puissance déclinante dont beaucoup pensent, malgré une certaine immaturité, qu’il est le dernier à pouvoir empêcher ce pays de glisser vers le sous-développement. Rien n’est acquis et la France n’est pas éternelle, malgré ce que croient les jeunes qui ont besoin de figures fortes pour construire leur identité en s’y opposant. Vieux routier de l’Education nationale dont il maîtrise tous les rouages, le ministre Xavier Darcos est sans doute le plus à même d’affronter la crise lycéenne qui se profile une nouvelle fois. Il lui faudra sans doute beaucoup de patience et de pédagogie, notamment auprès des médias, pour convaincre de la justesse de ses arguments. A savoir que l’Educ qui représente la moitié des effectifs de la Fonction publique, ne peut rester à l’écart du mouvement de suppression des postes de fonctionnaires nécessaire pour redynamiser l’économie. Et justifié par la baisse des effectifs lycéens, sans même parler des enseignants sans affectation. L’Etat doit apprendre la bonne gouvernance.
08:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Daniel Cohn-Bendit, Hubert Coudurier
15.04.2008
L’amazone du PS
09:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Pierre Raffarin, Ségolène Royal, Hubert Coudurier
11.04.2008
La France en initiative sur l’Afghanistan
Après une étape au Turkmenistan et au Tadjikistan, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, sera probablement, ce week-end, en Afghanistan où il rencontrera le président Hamid Karzai et son homologue des Affaires étrangères.
09:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, Afghanistan, Kouchner
10.04.2008
UMP, la reprise en main
On ne rigole plus au sein de l’UMP. Outre les sanctions très nombreuses des dissidents aux municipales, la nomination de Xavier Bertrand est apparue comme une mise sous surveillance du secrétaire général, Patrick Devedjian, critiqué pour son inefficacité après la déconfiture de la majorité aux municipales. Lequel numéro un ne voulait pas d’un parti godillot, ce qu’il est en train de devenir. Mais les coups de cravache se multiplient aussi contre les esprits rebelles. En particulier, quand ils sont membres du gouvernement et se manifestent par une langue trop bien pendue. Rama Yade, à la nature impétueuse, en a déjà fait les frais. Cette fois, c’est la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a été vertement rabrouée par le Premier ministre, François Fillon. Son tort : avoir laissé passer en séance de nuit un amendement du député communiste André Chassaigne limitant la culture des OGM. Alors qu’une partie du groupe semble sous l’influence des gros céréaliers et de la multinationale Monsanto, Mme Kosciusko-Morizet, que Jacques Chirac considérait comme une « emmerdeuse » mais qui voulait respecter l’esprit du « Grenelle de l’environnement », a commis une erreur. Elle a manqué à la solidarité gouvernementale en stigmatisant dans des confidences au Monde, le président du groupe, Jean-François Copé, accusé de ne pas tenir ses troupes, et son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, de fuir ses responsabilités. C’en était trop pour une femme, certes brillante mais imprudente, qui a dû aller à Canossa. Toutefois, cette affaire montre que les intérêts économiques priment sur les grands shows médiatiques comme le « Grenelle de l’environnement » dont le sarkozysme s’est fait une spécialité. Et qu’aucune parole dissidente ne peut être tolérée au sein du gouvernement, désormais soumis à une forme de caporalisation.
11:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Xavier Bertrand
04.04.2008
La rigueur qui ne s'avoue pas
Nicolas Sarkozy s'exprimera ce matin sur la modernisation des politiques publiques et la réforme de l'Etat. Le terme de rigueur ne sera évidemment pas utilisé même si, à l'approche de sa présidence européenne, la France présente un bilan qui n'a rien d'exemplaire en termes de déficit et d'endettement. Même au Parti socialiste, certains, comme François Hollande, sont conscients que la situation est délicate et que la gauche n'a pas intérêt à faire de la surenchère. Une chose étonne néanmoins : l'atonie de l'équipe au pouvoir, qui ne semble pas vouloir capitaliser sur la crise internationale pour justifier des mesures de redressement. Comme si le volontarisme politique fièrement revendiqué durant la campagne s'en trouvait amoindri et débouchait sur une impuissance publique. Le seul espoir étant une amélioration de la conjoncture internationale avant la fin du quinquennat pour donner une nouvelle chance à Nicolas Sarkozy. Quoi qu'il en soit, s'il n'y a pas de rigueur fiscale pour ne pas casser, par augmentation des impôts, une croissance déjà anémiée, la rigueur sur les crédits budgétaires paraît quasiment assurée. A l'Elysée, Henri Guaino continue de répéter que ce ne sont pas les économies qui feront les réformes, mais l'inverse. Et l'on sait que cela prendra du temps. Le conseiller spécial du Président évoque le plan d'austérité de Raymond Barre pour s'en démarquer : « A l'époque, les salaires avaient explosé et l'autofinancement des entreprises était exsangue. Il s'agissait aussi de lutter contre l'inflation. » Laquelle alourdit désormais la dette des ménages. Guaino rêve ainsi au relâchement de la politique monétaire de la BCE qui avait relancé la croissance à la fin des années 80. Mais, pris dans le corset européen, les leviers du politique ne sont plus ce qu'ils étaient.
08:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Henri Guauino, PS, François Hollande
03.04.2008
Discrétion et transparence
Face au calvaire d’Ingrid Betancourt, dont le combat est universel, la France n’a eu de cesse d’agir pour la libération de la Franco-colombienne. Mais entre Villepin et Sarkozy, la méthode change radicalement.
L’affaire Betancourt a, en France, une résonance médiatique très forte, presque disproportionnée quand on la compare à la manière dont la sénatrice de Colombie est perçue dans son propre pays. Les comités de soutien se sont multipliés en province et la pétition exigeant un accord humanitaire entre les Farc et le régime colombien a rassemblé pas moins de 600.000 signatures. Certes, Ingrid est de nationalité franco-colombienne et a effectué une partie de ses études à Paris où elle a connu Dominique de Villepin. Mais il y a quelque chose d’universel et de poignant dans le combat de cette femme qu’elle a payé au prix fort, puisqu’elle pourrait en mourir. Un combat contre les narco-trafiquants, les para-militaires et plus globalement la corruption qui lui a conféré une image sulfureuse en Colombie. L’ancien Premier ministre de Villepin avait tenté de la faire libérer discrètement mais l’équipée montée par ses soins à la frontière brésilienne, sans que l’Elysée ait été prévenu, s’était achevée de façon pathétique.
08:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ingrid Bétancourt, Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy, Colombie








