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11.03.2008
Analyse. Un « vote semonce » pour le pouvoir
Si le premier tour des municipales a sonné comme un avertissement pour l’exécutif, certains, comme Alain Juppé, évitent d’évoquer un vote sanction mais prennent acte de la préoccupation des Français. Reclus jusqu’alors dans son palais, Nicolas Sarkozy interviendra ce soir à Toulon. Sans doute pour remobiliser l’électorat conservateur qui l’a porté à la présidence de la République et menace désormais de lui échapper.
Maintenir le cap
En attendant, outre François Fillon, c’est Alain Juppé qui s’est posé, hier, en vieux sage de la politique française pour commenter le résultat des municipales. Actant la préoccupation des Français sans pour autant conclure définitivement à un vote sanction. Du moins jusqu’au second tour. L’ancien Premier ministre a rappelé la nécessité de maintenir le cap, de poursuivre le travail accompli, même si les résultats se font attendre. En un mot, il a souligné l’impérieuse obligation de résister à la pression d’une opinion impatiente. Certes, l’issue de la bataille en cours à Marseille et Toulouse donnera plus de poids à ce raisonnement si la droite en sort victorieuse.
La règle de l’alternance
Découpler les scrutins locaux et nationaux, comme l’a indiqué l’actuel chef du gouvernement, reste l’objectif du Président, qui indiquait, la semaine passée, ne pas vouloir en tenir compte. Même s’il éprouve aujourd’hui le besoin de rappeler les fondamentaux de son action. Quitte à privilégier la bipolarisation qui émerge de ce scrutin laminant les Verts ou le Front National, dans la droite ligne de la présidentielle de mai 2007. Reste François Bayrou, qui a réussi avec le MoDem son pari de créer un parti, charnière sous la IV e République. François Hollande, qui continue à se déchirer avec son ex-compagne sur ce thème des alliances, en a finalement convenu. Le MoDem apparaît donc bien souvent en position d’arbitre. Pour autant, les Français n’ont pas renversé la table et clairement désavoué les choix faits il y a dix mois. Ils se sont contentés, en donnant quitus aux socialistes de leur gestion municipale, de rappeler que l’alternance demeurait la règle en démocratie.
11:55
Publié dans Politique
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Commentaires
c'est voulu de la part de "notre président". Lus il y aura de villes, de départements de régions dans l'opposition, avec sa forte majorité, il va encore désengager le pouvoir central, ne pas augmenter les impots d'état et accuser les collectivités d'augmenter la pression fiscale.
Micromégas! ton attitude est ignoble!
Ecrit par : lucien rohou | 11.03.2008