23.01.2008

Sarko-Duracell un nouveau tour de piste

L’une des qualités de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il pige vite et sait recadrer son action pour éviter d’entrer dans la spirale de la chute. Ayant compris que François Fillon était désormais jugé plus sérieux et que les Français, qui ne vivent pas tous avec des top-modèles, commençaient à douter de ses promesses de séducteur, notre pèlerin a repris la route de Compostelle. Après une étape à Sens (sans doute pour en donner à son quinquennat), direction Boulogne-sur-Mer afin de retrouver ses amis pêcheurs, des durs comme il les aime et auxquels le chef de l’Etat est prêt à proposer tout et n’importe quoi comme la suppression des quotas. En voilà un qui pourrait bien être au monde de la pêche ce que Chirac fut à l’agriculture. A Bruxelles, Michel Barnier a dû ramer pour nuancer les propos de son patron qui ont fait tousser les eurocrates. Mais c’est en revenant aux fondamentaux de la campagne, à la case banlieue, que le Président a vraiment repris son envol. Il est vrai que l’amélioration des chiffres sur l’insécurité lui donne rétrospectivement raison. Et à Sartrouville, Sarko, accompagné de MAM, providentiellement remise en selle, a pu montrer que le « kärcher » appartenait au passé. Certes, on demande encore à voir le plan anti-glandouille de Fadela Amara empêtrée jusqu’alors dans son crêpage de chignons avec sœur Boutin. 45.000 emplois créés en trois ans, malgré le krach de l’économie mondiale, on voudrait y croire. L’important pour Sarko, qui présentera, lui-même, cet « Espoir banlieue » en février, est de montrer qu’il n’est pas seulement dans l’ivresse du pouvoir mais fait bouger les lignes au profit des Français. Quitte à se contredire en déclarant, comme hier à Pau, ne pas vouloir se mêler des élections municipales qu’il voulait initialement politiser. C’est dans le mouvement que l’homme trouve son équilibre. Mais trop d’agitation de notre lapin « Duracell » serait signe d’affolement.

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Le blog du directeur du Télégramme de Brest et Sarkozy

"Sarko-Duracell un nouveau tour de piste" titre un billet du blog d'Hubert Coudurier, le directeur de l'information du quotidien Le Télégramme de Brest. Ce quotidien breton abrite, par ailleurs une plateforme de blogs ouverte à ses lecteurs...

Trackback par : Le monde du Blog : le magazine du blogging | 25.01.2008

Commentaires

Le Lapin Sarko-Duracell.

Dans la pub, c'est à la fin que le lapin fait la différence. Il "dure plus longtemps".

Avec le Sarko-Duracell, on a l'impression que c'est plutôt le contraire. Le Sarko-duracell démarre toujours plus vite que les autres quelle que soit l'épreuve... mais il a du mal à finir.
Oui, le Sarko-Duracell n'est pas ce qu'on appelle un "finisseur". Le public, après s'être enthousiasmé par ses débuts de course tonitruants, attend la suite, attend encore, puis commence à voir le lapin s'essouffler et ne comprend plus ce qui se passe.
Alors, il faut bien se rendre à l'évidence, en politique comme ailleurs, LA FIN FAIT TOUT.

J'en déduis que le génie de l'électeur n'est donc pas d'identifier le candidat le plus "Bling Bling" (car ça, c'est facile), mais de repérer le meilleur finisseur.

Merci de votre attention

Bonne élection à tous

Bruno Guillemet

Écrit par : Bruno Guillemet | 23.01.2008

Que signifie le terme "eurocrate" (ligne 15)? Le Président promet n'importe quoi, ce n'est pas nouveau; cela marche s'il n'y a pas de suivi dans les médias; de grâce, du fond, pas de démagogie populiste!

Une idée pour le micro-sondage quotidien, si peu utile:
"Nous avons un président qui aime ....." , citation mise en avant sur toutes les pages du site pour vanter la nouvelle formule: cette citation est:
O une dérive "voici-gala"
O la victoire du marketing racoleur aux dépends du sens
O le degré 0 du journalisme

à vous de choisir,

ceci ne sera pas publié, mais je vous adresse tout de même mes salutations, l'expression de ma fidélité (fatiguée)

F.Faure

Écrit par : F.Faure | 30.01.2008

Bonjour à tous les lecteurs de cette rubrique,

Je me permets d'ajouter mon grain de sel au sujet de l'eurocratie. En quoi a-t-elle du bon ?
Et bien, les députés européens ont au moins cet avantage sur leurs "frères" nationaux qu'ils n'ont pas à rendre compte directement devant leurs électeurs de leurs décisions et de leurs effets ; et de pouvoir ainsi s'exonérer de cette pression électorale-là qui, selon moi, encourage davantage la démagogie que la défense de l'intérêt général. Autrement dit, les "eurocrates", si vous voulez, sont plus libres de prendre les mesures les plus nécessaires et les plus urgentes indépendamment de leur éventuelle impopularité. (Que ces mesures soient impopulaires, en général, ou très mal accueillies par telle ou telle catégorie de professionnels, c'est-à-dire d'électeurs).
C'est cela qui rend le travail des députés européens plus facile et, probablement, plus efficient sur le long terme. Pour moi, c'est un motif supplémentaire de croire en la politique ou un motif de moins de m'en méfier, au choix.

Merci de votre attention.

Bonne journée à tous.

Bruno Guillemet

Écrit par : Bruno Guillemet | 30.01.2008

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