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29.11.2007
Sarko ou le défi de l’autorité
Lors de son intervention télévisée, ce soir, le chef de l’Etat va devoir reprendre la main. Le dénouement de la crise sur les régimes spéciaux et son voyage plutôt réussi en Chine, n’ont pas empêché le climat de s’assombrir dans l’Hexagone. Du coup, le Parti socialiste que l’on trouvait singulièrement atone sur les conflits sociaux, tente de reprendre l’initiative avec un premier secrétaire qui joue son va-tout dans la perspective des prochaines élections pour se remettre en selle. Passé l’ivresse de son élection, le président de la République se retrouve confronté à une conjoncture économique difficile, à laquelle il paraît opposer un déni de réalité. Avec la controverse sur le pouvoir d’achat, il semble s’être lui-même mis dans une seringue car la lenteur des réformes et les sombres perspectives de l’économie mondiale ne lui permettront pas d’obtenir rapidement des résultats. Aussi l’idée d’un plan de rigueur, émise par Christine Lagarde avant d’être sèchement démentie par l’Élysée, progresse t-elle dans les milieux informés. D’autant que pour colmater les brèches qui s’ouvrent ici et là, des pêcheurs aux cheminots en passant peut-être demain par les banlieues, l’Exécutif a pris l’habitude de lâcher du lest en contrevenant à ses engagements européens de rigueur budgétaire. Fillon qui reste solide à la barre a d’ailleurs rappelé qu’il n’y avait pas d’argent dans les caisses pour de nouvelles mesures de relance qui seront tout au plus symboliques. Ainsi l’aggravation de la situation sécuritaire en région parisienne exige d’abord des moyens de répression accrue. Il semble que le déploiement massif des forces de l’ordre et des hommes du Raid ait provisoirement apaisé le climat, tout comme, sans doute, la menace d’un passage en cour d’assises des tireurs. En s’adressant aujourd’hui aux policiers puis aux Français, Nicolas Sarkozy devra faire preuve d’autorité et montrer qu’au-delà des jeux tacticiens de l’ouverture qui désorientent sa propre majorité, il est encore capable de rassurer ceux qui ont voté pour lui au printemps dernier.
08:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, parti socialiste
28.11.2007
Le point de rupture
09:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Villiers-le-Bel, banlieues, émeutes, violences, Michèle Alliot-Marie
27.11.2007
Un président très conciliant
Après le grand asiate qu’était Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy a redécouvert cet empire du Milieu qui présente la particularité d’avoir une forte croissance, une monnaie faible, une capacité de pollution invraisemblable, des coûts de production dérisoires et une option sur la direction future du monde. A tout le moins, la Chine a remplacé l’URSS dans la cogestion des affaires planétaires avec les Etats-Unis. Même si le général de Gaulle fut le premier à reconnaître la Chine populaire, la France, petite joueuse et grande donneuse de leçons, ne peut plus prétendre qu’à un rôle marginal sur cet échiquier géopolitique. Et son importance à venir dépendra de son rayonnement en Europe et de sa capacité à réformer son économie. Sarko en est bien conscient et a donc entamé son voyage par un acte de soumission spectaculaire en se privant de sa secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, la divine Rama Yade. Autant dire qu’avec un tel acte symbolique qui la ravale au rang de plante verte, le président indique que les choses sérieuses ont commencé. Certes, il ne va pas jusqu’à applaudir l’efficacité de la justice chinoise comme Ségolène Royal. Mais il donne des gages au nom de l’efficacité commerciale tant notre implantation entrepreneuriale sur place est dramatiquement sous-développée. Reste à savoir si c’est utile. A l’inverse, la seule chose qui intéresse les Chinois, c’est évidemment de s’approprier au meilleur prix nos technologies de pointe que sont Airbus ou le nucléaire. Espérons que nos grands groupes ne les bradent pas trop à ces redoutables négociateurs qui ne lâchent jamais rien. Et observons comment le président français, par sa technique de copinage avec les maîtres du monde, essaie de peser latéralement sur les dossiers diplomatiques les plus chauds. En particulier l’Iran, ou l’environnement en obtenant la signature d’une déclaration conjointe. Président d’un petit pays qui ne doit plus se prendre trop au sérieux pour se remettre à flot, c’est un vrai métier.
17:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Nicolas sarkozy, Chine
22.11.2007
Chirac en ligne de mire
Chirac au Conseil constitutionnel avec Giscard, Chirac avec Mandela pour parler de sa future fondation, Chirac chez les juges... on ne sait plus très bien où s’est arrêté le feuilleton. D’autant que c’est la deuxième confrontation avec les magistrats puisqu’en juillet dernier, il les avait reçus à son bureau. Le sujet était alors les emplois fictifs du RPR. Cette fois, il s’agit des chargés de mission de la ville de Paris dont l’ancien président reconnaît avoir autorisé le recrutement car ils étaient « légitimes et nécessaires ». La Justice est lente mais tenace. Et la justice financière que le juge van Ruymbeke estime en voie d’étranglement ne se porte pas si mal. Les affaires ayant empoisonné les deux mandats de Chirac ne le lâchent donc pas, surtout qu’il n’est plus couvert par son immunité pénale. Certes, des excès ont été commis que la loi sur le financement des partis politiques n’a fait qu’atténuer. Et de nombreux lampistes ont payé pour leur chef. A commencer par Alain Juppé particulièrement mal défendu comme s’il devait faire figure de bouc émissaire. Ou Michel Roussin, l’ancien chef de cabinet du maire de Paris, devenu ministre de la Coopération d’Edouard Balladur et auquel aucune avanie judiciaire ne fut épargnée. Devenu vice-président du groupe Bolloré qui eut le courage de lui tendre la main, Roussin n’en est pas moins amer quand il déclare en privé : « Cette justice ne fonctionne pas. Les dés sont pipés, le calendrier judiciaire étant organisé par le garde des Sceaux pour protéger l’Elysée. Ça m’aura plombé pendant 15 ans mais s’il le faut, je finirai sur une chaise roulante devant la Cour des droits de l’Homme. » Concernant Jacques Chirac, on peut considérer qu’il y a une part d’acharnement sur ce retraité de 75 ans qui a toujours réussi à passer entre les gouttes, protégé par ses fidèles spadassins, comme Dominique de Villepin qui trouva pour lui la formule « abracadabrantesque ». Premier ancien président mis en examen, voilà une distinction dont Chirac se serait bien passé.
09:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Conseil constitutionnel, Giscard, Mandela, RPR
21.11.2007
La réforme préalable à la croissance
08:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac
20.11.2007
Sarko dans la mano de Chavez
La visite en France du Vénézuélien Hugo Chavez apporte un parfum latino particulièrement baroque à un pays dont la capitale est engluée dans une grève des transports anachronique. On le sait, Nicolas Sarkozy suit le dossier Ingrid Betancourt de près et encourage les efforts de médiation du président Chavez. Les négociations se déroulent entre le régime colombien du président Uribe et la guérilla des Farc qui détient la Franco-colombienne. Négociation difficile puisque Alvaro Uribe refuse toute idée d’instaurer une zone démilitarisée dans la jungle comme le réclament les Farc sur lesquelles la pression de l’armée ne cesse de s’accroître. Le Colombien a d’autant moins de raisons d’être souple que cette guérilla qui prêche une idéologie d’un autre âge a assassiné son père. Démagogue populiste qui renoue avec les accents de Che Guevara à l’heure où les Etats-Unis espèrent se débarrasser d’un Fidel Castro déclinant, Hugo Chavez semble incarner la relève marxiste à travers le continent sud-américain. Dirigeant d’une main de fer ce pays gorgé de ressources pétrolières, il prépare de surcroît une réforme de la Constitution qui lui donnerait les pleins pouvoirs. Le Président français mesure bien que Paris n’a aucune prise sur la détention de la sénatrice colombienne pour laquelle Dominique de Villepin s’était démené sans compter. Au risque d’un incident diplomatique avec le Brésil quand il dépêcha un Transal de l’armée française dans la jungle amazonienne pour la libérer. On voit mal ce que Chavez pourrait apporter de plus qu’une preuve de vie de l’otage des Farc. Il n’empêche, cette femme de caractère, résolue à lutter contre la corruption dans son pays, dispose en France d’une audience qui n’est pas insignifiante à travers la multiplication de comités de soutien. Pour Chavez, proche de « l’Axe du mal » et notamment du président iranien, c’est une opération qui vise à le dédouaner de ses frasques révolutionnaires. Pour Sarko, c’est une diversion providentielle dans ce climat plombé. Et un clin d’œil à la fameuse « mano en la mano » (la main dans la main) cette formule du général De Gaulle lors de sa tournée chez les latinos.
08:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hugo Chavez, Vénézuela, Nicolas Sarkozy, Ingrid Bétancourt, Alvaro Uribe
16.11.2007
Le compromis contre l'affrontement
Pour qui connaît un peu le monde universitaire, il est illusoire de lancer une grève à la rentrée. Car le nombre de ceux qui espèrent passer dans l’année supérieure est encore largement supérieur à la minorité qui y a déjà renoncé. En revanche, au printemps, cette proportion s’inverse et ceux pour qui les carottes sont cuites sont totalement démobilisés. Et donc prêts à la contestation. De surcroît, en faisant évacuer les facs otages de groupuscules politisés, ou en indiquant aux étudiants qu’il n’y aurait pas de réaménagement des cours, les présidents d’universités ont donné un signal de fermeté. Lesquels y ont tout intérêt s’ils veulent conquérir le semblant d’autorité dont ils étaient jusqu’alors cruellement dépourvus. Et même si cette réforme a minima donne désormais de larges prérogatives au SNES-Sup. « La réforme de l’Université c’est de la blague. On laisse le pouvoir à la gauche et aux syndicats d’étudiants. Comme çà Sarko pourra dire qu’il a fait l’autonomie sans troubles », me confiait récemment un député UMP tendance libérale. On est donc bien loin de Margaret Thatcher qui avait décidé de casser les syndicats. Avec cette méthode douce qui permet au président de réformer sans brutalité, tout le monde sauve la face. Certes, l’Unef est encore mobilisée pour obtenir des compensations financières et a donc estimé sa rencontre « pas concluante » avec Valérie Pécresse. Néanmoins, et pour toutes ces raisons, il est peu probable qu’on assiste à un embrasement des facs dans les prochains jours. Faut-il le regretter pour les universités comme pour l’épreuve de force avec les cheminots qui semble prendre le chemin de la conciliation ? Sans doute pas car on progresse plus avec de bons compromis qu’avec des affrontements stériles. Tel un chef d’entreprise publique qui prendrait les rênes après que ses prédécesseurs eurent été licenciés, Nicolas Sarkozy a la chance d’être élu à un moment historique où la France accepte de se réformer en profitant des exemples voisins. Ce qui nous évitera de casser les services publics comme l’ont fait les Anglais.
08:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, faculté, msocial, UMP
15.11.2007
Le retour de Chichi
Jacques Chirac se rappelle à notre bon souvenir. Voilà un retraité heureux, ce qui ne fut pas toujours le cas de ses prédécesseurs qui s’écroulaient dès qu’ils avaient perdu le manche. On l’avait quitté un peu vite et les bons esprits toujours prompts à s’incliner devant le nouveau pouvoir issu des urnes, de ricaner sur ce président évanescent déjà oublié même si l’Histoire réévaluera sans doute son bilan à la hausse. Le genre pater familias vaguement « rad soc » dont le passage aux affaires n’a ni révolutionné les esprits, ni changé substantiellement les comportements. « Il ne voulait pas faire de peine aux Français » disait de lui Raymond Barre avant sa mort. Si l’épreuve de force pour laquelle on redoutait la réédition des grandes grèves de 95 devait tourner court, on réaliserait combien la société a changé en infligeant aux syndicats de cheminots une retraite en bon ordre. Chirac n’avait pas voulu brutaliser les Français comme le fit Margaret Thatcher Outre-Manche. Face aux risques de déclassement qui le guettent, le pays serait donc le dernier en Europe à s’adapter à la mondialisation, conscient sous l’aiguillon d’un président énergique, qu’il n’a plus le choix. Pourtant Chichi qui n’a guère été un grand modernisateur (hormis pour les armées, lui qui est resté militaire dans l’âme) revient sur la pointe des pieds au Conseil constitutionnel. Et ironie de l’Histoire, Giscard qui avait été plutôt absent ces dernières années au sein de l’institution, rapplique aussi sec comme s’il voulait marquer à la culotte son cher vieil ennemi. Voilà qui devrait redonner à cette noble institution un peu de vitalité alors que des débats de fond se profilent comme la loi sur l’immigration et les tests ADN. La présidentialisation du régime doit logiquement s’accompagner du regain d’un tel contre-pouvoir ainsi que du Parlement.
08:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Margaret Thatcher, Hubert Coudurier
14.11.2007
Sortir de l’impuissance française
Marginalisé par l’hyper Président qui, selon des propos censés rester confidentiels, l’empêche d’aller sur le terrain, François Fillon reprend des couleurs dans les périodes difficiles. Tout d’abord parce que le Premier ministre, qui pourrait retrouver ainsi sa vocation traditionnelle de fusible, ne s’embarrasse pas de précautions oratoires. Il faut vivre dans un pays désorienté pour craindre de parler sans détour. Ainsi, quand Fillon affirmait « l’État est en faillite », il ne faisait que reformuler à travers une image un constat d’experts selon lesquels la dette a été multipliée par cinq en 25 ans. Même chose quand il affirme que 26 millions de cotisants du régime général paient pour 500.000 bénéficiaires des régimes spéciaux dont le coût avoisine cinq milliards d’euros. Surtout, le chef du gouvernement sait de quoi il parle car il est le seul à avoir conduit avec succès une vraie réforme. Celle des retraites précisément sous le gouvernement Raffarin. L’alignement des régimes spéciaux, qui en est l’ultime avatar, apparaît donc comme un test de la capacité du gouvernement à réformer en ce début de quinquennat au nom de l’équité et de l’équilibre des retraites. Si avec la légitimité politique qui est la sienne, six mois après la présidentielle, le gouvernement reculait face à la rue, la présidence Sarkozy se calquerait immédiatement sur celle de son prédécesseur. Mais en dépit des mauvaises habitudes du passé, ce n’est pas le plus probable tant les Français ont donné un mandat clair au chef de l’État. Le pire n’est donc pas assuré. D’autant que le Premier ministre a précisé dans une interview que le règlement du conflit des pêcheurs, dont la situation relève de la survie, ne ferait pas jurisprudence. Aussi, apparaît-il particulièrement volontaire au sein du tandem exécutif. N’oublions pas que des pays voisins, comme l’Allemagne, ont été secoués pendant de longs mois dans des circonstances analogues. Par peur d’être désavoués dans l’opinion, les syndicats font, pour l’heure, profil bas, écartant l’idée d’un « troisième tour social ». En particulier, la CGT qui craint d’être débordée par sa base. Il faudra évidemment attendre la fin de la semaine pour savoir si le mouvement s’essouffle ou se durcit. Et savoir si François Fillon met fin à une impuissance typiquement française.
08:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Fillon, Nicolas Sarkozy, Hubert Coudurier
13.11.2007
Refuser le nihilisme conservateur
Quel étonnement, l’autre jour, en lisant un compte-rendu d’assemblée générale à la Faculté Victor-Segalen de Brest : les étudiants semblaient s’inquiéter de ce que leurs diplômes deviennent « un bien marchand ». Préfèrent-ils que leur cursus n’ait aucune valeur ? Ne réalisent-ils pas que cette idéologie dépassée dont on les abreuve, et à l’égard de laquelle les présidents d’université font parfois preuve d’indulgence, les condamne aujourd’hui à l’échec. Et demain à la frustration d’une impasse professionnelle. Que cette loi, a minima, sur l’autonomie des universités vise à leur donner une chance dans la compétition mondiale. Que la dictature des glandeurs ou des agitateurs qui les empêchent de travailler apparaît comme la survivance de systèmes totalitaires, incongrus au XXI e siècle. La preuve : les médias sont malvenus dans des réunions où l’on tente désormais d’interdire le vote à bulletins secrets. Certes, les jeunes se construisent contre les adultes. Aussi, la posture du refus dans un rituel bien connu est-elle un premier pas dans la voie de l’affirmation et de l’identité. Pour autant, la plupart de ceux qui s’opposent à toute évolution, du CIP à l’autonomie, en passant par le CPE, ont une vision du marché du travail datant d’il y a trente ans. Même Ségolène Royal envisageait, lors de sa campagne, de promouvoir un contrat spécifique pour les jeunes. Cette tyrannie du statu quo ne peut que desservir les moins favorisés et accentuer les mécanismes de reproduction sociale dénoncés par la vulgate marxiste. Outre les comportements antidémocratiques que traduisent certains détournements d’AG, cette instrumentalisation de la jeunesse par la politique et le social traduit un souverain mépris pour son avenir. Julien Dray a d’ailleurs pris ses distances avec les mots d’ordre débiles incitant les étudiants à envahir les gares. Égoïsme et irresponsabilité resteront durablement le legs des idées soixante-huitardes (1). Accolé au conservatisme français, ce nihilisme théâtral en est devenu le meilleur alibi.
(1) Selon Claude Goasguen, délégué chargé de la Recherche et de l’Université à l’UMP, « aucun gouvernement n’a réussi à réformer en profondeur, un système qui n’est plus adapté au monde moderne. Les aménagements postérieurs à 1968 n’ont pas rompu totalement avec cette idée bien française que la finalité de l’Université n’est pas de s’adapter mais de transformer la société ».
08:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Brest, université, Victor-Segalen, Hubert Coudurier, grève, manifestation, social








