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24.09.2007
Sarkozy : diplomate ou chef de guerre ?
Sarko l’Américain sera pour deux jours à New York en ce début de semaine. Objectif : les Nations Unies qu’il va investir méthodiquement, réussissant même à y attirer George W. Bush à une réunion du Conseil de sécurité que préside la France. Le chef de la Maison Blanche a, on le sait, peu d’appétence pour ce que De Gaulle appelait « le machin ». D’autant que les Américains ont contourné l’organisation internationale pour lancer leur guerre en Irak, afin d’éviter un veto français. L’enlisement des GI’s a incité depuis l’exécutif américain à plus de diplomatie sous l’impulsion de la secrétaire d’État Condoleezza Rice. Et comment ne pas faire plaisir à ce président français, si sympathique, qui vient passer ses vacances aux États-Unis et dont le ministre des Affaires Étrangères n’hésite pas à menacer l’Iran d’une guerre, faute de renoncer au nucléaire. Avec Sarko, la cote d’amour des « Frenchies » est au zénith outre-Atlantique après les mois de « French Bashing » (*) consécutifs au refus chiraquien d’accompagner l’Amérique au Proche-Orient. Suivi de la campagne, jugée antiaméricaine, menée par Dominique de Villepin sur tous les continents et notamment en Afrique. On se souvient du fameux discours de l’ancien Premier ministre à l’Onu, passé à la postérité. Nul doute que l’ancien président de la République essaiera d’égaler son talent oratoire. Surtout que la posture apparemment belliciste du gouvernement français pourrait bien lui valoir un retour de bâton sur le front terroriste. Du moins, ne faut-il pas exclure une telle hypothèse. À Téhéran, on se réserve sans doute le loisir de déclencher des contre-mesures soit au Liban sur la Finul par l’intermédiaire du Hezbollah, soit directement sur le territoire national par le biais du GSPC algérien récemment affilié à la nébuleuse al-Qaida. C’est en tout cas un motif d’inquiétude des services de renseignement qui a conduit Bernard Kouchner à battre sa coulpe lors de son passage à Washington. Le chef de l’État a nuancé jeudi soir, sur TF1 et France 2, l’expression de son ministre tout en lui rendant hommage, preuve que l’inflexion de la diplomatie française reste bien réelle.
* Sur les chaînes de télévision et dans les journaux, la chasse aux Français battait alors son plein, aboutissant notamment à la suppression des « French Fries » dans le menu des parlementaires du Congrès, remplacées par les « Freedom Fries » (frites de la liberté).
08:36 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkoazy, Hubert Coudurier, Condoleezza Rice
20.09.2007
Du bon usage du remaniement
Comme pour conjurer les rumeurs de remaniement en janvier et de dissension au sein du couple exécutif, François Fillon recevait, hier, les ministres concernés par la réforme des régimes spéciaux de retraite, à la demande, selon son sémillant porte-parole, du chef de l’État. Lequel avait omis de le citer dans le discours au Sénat qui proposait un nouveau contrat social dont tout le monde aura bien compris que la modération sur la forme s’accompagnait d’une grande fermeté sur le fond. Et pour en rajouter une couche, le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, soulignait combien les députés aimaient leur Premier ministre qui serait incontestablement le chef de la majorité et pas un simple affidé de l’Élysée. Ainsi requinqué, François Fillon pouvait promettre de la sueur et non pas des larmes mais du travail de nuit à nos honorables parlementaires pour le travail qui les attend : sortir la France de l’ornière après 30 ans de gestion social-démocrate ayant accumulé les déficits et affaibli l’industrie française. Reste que l’on voit mal le chef du gouvernement remercié dans une période aussi cruciale, surtout après avoir pris date politiquement sur le terrain des réformes. Si le président ne tenait pas ses promesses et s’avérait non seulement louvoyant dans la méthode mais inefficace sur les résultats, Fillon pourrait alors imiter Chirac en 1976. Lequel démissionna parce qu’il n’avait pas les moyens de gouverner. À l’époque, les collaborateurs du chef de l’État le marquaient eux aussi à la culotte et c’est dans cette rupture qu’il prit son envol. Nous n’en sommes pas là. Entre Kouchner prêt à déclarer la guerre à l’Iran et Lagarde à mettre en œuvre un plan de rigueur comme s’ils n’avaient rien retenu des leçons du passé, l’Élysée a d’autres cibles dans le collimateur. Les rumeurs de remaniement étant aussi nécessaires pour maintenir la pression au sein d’une équipe en partie inexpérimentée à qui l’on demande d’être à la botte. Mais aussi efficace.
08:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hubert Coudurier, François Fillon, Bernard Accoyer, Kouchner, Iran
19.09.2007
Sarko 1er : l’art et la méthode
Il nous l’avait quasiment annoncé en recadrant son Premier ministre : c’est un véritable discours de la méthode auquel s’est livré Nicolas Sarkozy, hier, au Sénat. Alternant le yin et le yang, Sarko 1 er entendait d’abord montrer qu’il était le patron et fixait le cap. Cela n’a pas empêché François Fillon de renchérir dans Paris-Match sur le retard pris par le pays en matière de réformes, comparé à ses voisins européens. Ayant fondé son identité politique sur les retraites, le chef du gouvernement n’entend pas lâcher le morceau. Au fond, tant sur la suppression des régimes spéciaux que sur la troisième réforme des retraites, l’assouplissement des 35 heures ou la fusion ANPE-Unedic ou encore les sanctions contre les fraudeurs, le président n’a pas vraiment surpris. Tout cela avait été annoncé. Mais, fidèle à sa méthode testée durant l’été, il a préféré faire un « package » afin de dissuader les « snipers » qui tirent sur tout ce qui bouge en la matière. Cette technique de la « Blitzkrieg » (guerre éclair) est facilitée par l’adhésion de l’opinion. En les recevant à l’Élysée pour montrer sa bonne volonté, le président a de surcroît quelque peu piégé les syndicats. D’autant que le fait d’évoquer un examen de leurs critères de représentativité permettait une allusion discrète à leur manque de représentativité. Mais point trop n’en faut, il reste subtil le président : tout le monde a intérêt à un accord dont personne ne sorte humilié. Le tout étant accompagné d’une légère transgression en s’exprimant au Sénat, certes pas devant les parlementaires, mais devant des journalistes. Un avant-goût de ce régime présidentiel qui verra peut-être le chef de l’État s’exprimer régulièrement devant les deux assemblées. Hier, un jalon a été posé.
09:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Hubert Coudurier, social
18.09.2007
Brice Hortefeux régulateur migratoire
08:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brice Hortefeux, flux migratoire, expulsion, FN, UMP
06.09.2007
Le procès de Rachida Dati
Or, Rachida Dati n’a pas appris la vie dans les livres et c’est d’ailleurs ce qui fonde sa popularité. Elle en connaît la dureté pour avoir été élevée dans une cité et sait, pour l’avoir vécu sur le terrain, en particulier dans sa famille, le prix du laxisme d’une certaine magistrature très à cheval sur les grands principes mais pas toujours au fait des réalités.
08:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Rachida Dati, Nicoals Sarkozy








