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27.04.2007
Débats et manipulation
On peut parfois reprocher aux médias régionaux un certain manque de réactivité face à l’ébullition parisienne mais sûrement pas d’être sous influence. L’époque d’une presse de notables est bel et bien révolue. Aussi les accusations de Ségolène Royal sur des pressions qui auraient empêché le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) de tenir un débat avec François Bayrou dans nos locaux étaient-elles au mieux fantaisistes, au pire insultantes. L’interview des deux finalistes étant prévue ce matin de longue date, l’ordonnancement d’un débat complémentaire supposait un minimum de préparation mais aucune opposition de principe n’était mise à une telle rencontre. Certes, il y a quelque chose d’un peu surréaliste dans ce débat Royal-Bayrou, par lequel le président de l’UDF entend perturber le second tour et les législatives qui suivront.
Tandis que Ségolène Royal, en quête d’alliances et de soutiens, se bat bec et ongles avec une étonnante détermination, instrumentalisant les uns et les autres au gré des circonstances. Tous les coups sont permis et François Bayrou a implicitement affiché sa préférence en critiquant ouvertement Nicolas Sarkozy. Bousculant son parti pour une alliance au centre qu’elle démentait la semaine précédente, quand Michel Rocard en faisait la suggestion, s’affichant avec Dominique Strauss-Kahn, le seul à pouvoir crédibiliser un programme social-démocrate qui tienne la route, la candidate socialiste resserre l’écart avec celui de l’UMP, désormais sur la défensive. On objectera que ses méthodes sont peu orthodoxes, que l’esprit des institutions apparaît quelque peu dénaturé. Mais à l’heure où Sarko se voit déjà à l’Elysée, l’agitation socialo-centriste qui consiste à faire du « buzz », selon un terme à la mode, entretient le suspense. A dix jours du second tour, rien n’est joué.
09:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, UDF, UMP, PS
26.04.2007
Bayrou ou le chant du cygne
08:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Bayrou, UDF, UMP, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy
24.04.2007
Un débat révélateur des caractères
09:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, Jacques Chirac, Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy
22.04.2007
L' instinct du choix
08:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élection présidentielle, campagne, politique, vote, nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou
18.04.2007
Un dictateur bien convenable ?
A force de répéter constamment la même chose, François Bayrou chute à 15 % dans notre sondage BVA-Orange. Comme si l'aspiration d'une majorité de Français au changement balayait les doutes sur le caractère de Nicolas Sarkozy que Marianne dépeint volontiers en Charlie Chaplin dans « Le dictateur ». Reste que le « tout sauf Sarko » n'est pas nouveau et lui a jusqu'à présent profité. Car le fait de chercher la confrontation, que la plupart des gens fuient, lui a permis d'asseoir sa position comme leader de son camp. En se hissant notamment au niveau de Chirac qu'il a débordé et tétanisé. Non seulement, les critiques de la gauche le confortent, mais désormais celles de Le Pen traduisent l'inquiétude du leader frontiste d'être marginalisé, faute d'avoir passé à temps le relais. Ces sous-entendus sur Sarko l'immigré ou sur les rumeurs d'une nouvelle dégradation de sa relation avec son épouse participent d'un travail de sape qui risque pourtant d'être sans effet. Car les Français ne veulent plus d'un président radsoc courant les colloques internationaux mais d'un responsable alliant autorité et efficacité. Quoi qu'on pense du président de l'UMP et de ses travers horripilants, on ne peut lui enlever d'avoir eu du courage, de l'énergie et de l'intuition. Peu ou prou, ses thèmes de campagne autour de l'identité et des valeurs se sont imposés. Et en affirmant leur autonomie, les centristes ont enlevé aux socialistes l'appui symbolique que constituait le fait de censurer le gouvernement. Si Ségo et Sarko se retrouvent en finale comme semble l'indiquer ce sondage, la question des alliances sera cruciale pour le second tour. Avec Bayrou en position d'arbitre dont les proches disent déjà qu'il ne donnera pas de consigne de vote. Quitte à être dépassé par les événements. Nicolas Sarkozy est allé se recueillir à Colombey sur la tombe du Général de Gaulle qui avait dit un jour : « Ce n'est pas à mon âge que je vais entamer une carrière de dictateur ». Par le score qu'ils lui attribueront dimanche, les Français indiqueront clairement s'ils entendent ou non le laisser encore mûrir, ou s'ils le considèrent déjà comme un dictateur bien convenable.
08:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hubert Coudurier, François Bayrou, Nicolas Sarkozy
17.04.2007
Point de vue. Villepin en recours
« La chose est prévue ». C'est par cette formule quelque peu condescendante que Dominique de Villepin a évoqué son soutien à Nicolas Sarkozy. Lequel ne paraît plus guère pressé de s'afficher aux côtés du Premier ministre. Car un bilan, même très convenable, reste un bilan. Du coup, l'ancien ministre de l'Intérieur, étroitement associé à la gestion chiraquienne sans avoir réellement rompu, n'est pas demandeur d'un soutien aussi chichement mesuré qui risquerait, de surcroît, de trop le marquer. Prisonnier de sa fidélité à Jacques Chirac auquel il doit beaucoup, lâché par les députés UMP convaincus que leur salut passait par Sarko et surtout affaibli par l'enchaînement fatal de la crise du CPE et de l'affaire Clearstream, Villepin a finalement renoncé à la présidentielle. Du moins pour ce coup-ci. Son capital apparaît néanmoins préservé, d'autant que l'homme est resté loyal à sa famille politique qu'il n'a pas trahie, cherchant seulement à faire entendre sa différence. S'il veut néanmoins poursuivre dans cette voie, pariant sur les désillusions à venir, le Premier ministre devra accroître ses efforts. Au cours des derniers mois, une stratégie fluctuante, le refus des contingences politiques et une spontanéité à fleur de peau ont engendré la perception d'un pur-sang pas encore totalement maîtrisé. Question d'apprentissage sans doute, tant il est vrai qu'une carrière politique se construit sur plusieurs décennies. Le risque est cependant de s'enfermer comme beaucoup d'anciens Premiers ministres dans une posture d'ex, jamais avare de conseils mais plus réellement en situation de peser. Si Ségolène Royal ou François Bayrou sont élus, Dominique de Villepin retrouvera automatiquement un espace politique. Si c'est Nicolas Sarkozy, l'affaire sera beaucoup plus difficile car ils appartiennent à la même génération et Villepin risque de s'épuiser dans une critique stérile de la nouvelle présidence. Reste à savoir quel est son vrai désir. L'homme ferait un formidable patron de presse et retrouverait de la sorte l'influence qu'il a désormais perdue.
08:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hubert Coudurier, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Jacques Chirac
06.04.2007
Sarko mise sur la polarisation
09:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Hubert Coudurier, Jean-Marie Le Pen, UMP, FN, Jacques Chirac, Ségolène Royal
05.04.2007
Une campagne à l’américaine
Il la traite d’hystérique, elle le qualifie de menteur ! Il arrive un moment dans une campagne électorale où les caractères se dévoilent, où l’on entre dans le dur. Et les arguments deviennent ceux d’une scène de ménage où la femme est forcément hystérique et l’homme menteur. Quand les programmes ont été largement évoqués au risque de la répétition dans des conférences de presse soigneusement mises en scène et consciencieusement retranscrites par de gentils journalistes transformés en toutous (pas tous heureusement). Quand les uns et les autres ont dit tout et son contraire au gré de leurs humeurs et des impératifs de l’actualité, il ne reste plus que la psychologie des acteurs à décrypter. Car nous sommes entrés dans un processus d’américanisation de la société française. Tout y passe, de la délinquance galopante de ces bandes incontrôlables aux politiques qui sont devenus des « people » et ne font plus que de la communication. « Votez MacKay », on se souvient de ce film culte interprété par Robert Redford en candidat démocrate qui mettait en scène les ressorts du marketing politique, il y a 35 ans, Outre-Atlantique. La fin de la V e République, c’est aussi la banalisation du politique dont la toute puissance culmina lors des « Trente Glorieuses » et qui doit aujourd’hui s’incliner face aux forces du marché, quoi qu’en disent les candidats. Que reste-t-il de l’extrême gauche, 40 ans après mai 68, elle qui apparaît laminée dans ce scrutin présidentiel dès lors que Chirac n’est plus là pour la remettre en selle à travers un improbable référendum ? Et la gauche blairisée par Mme Royal dont les foucades détruisent consciencieusement un parti qui l’a tant méprisée. Ségolène qui serait sans doute, si elle était élue par rejet de son adversaire, une présidente de droite dans la lignée de son modèle, François Mitterrand. A moins que les Français ne décident de mettre fin à cette confusion mentale qui voit la gauche mener une politique de droite et inversement. Pour l’heure, la presse agite la menace d’un Le Pen au deuxième tour. Histoire d’écarter la menace de plus en plus précise d’une élection de Sarko l’Américain (ou du moins le libéral), le candidat d’une révolution conservatrice qui débarque sur le tard en France mais semble à beaucoup inéluctable.
09:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, PS, Hubert Coudurier, Nicolas Sarkozy, UMP
04.04.2007
Bayrou et son bonhomme de chemin
08:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Bayrou, UDF, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Hubert Coudurier
03.04.2007
Nicolas Sarkozy est-il aimable ?
08:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Hubert Coudurier, UMP








