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09.03.2007
L’incertitude renforce Chirac
Jacques Chirac s’adressera aux Français dimanche soir, à 20 h, dans une déclaration officielle à la télévision . A six semaines du premier tour, le président de la République annoncera ses intentions pour l’élection présidentielle .
Depuis des semaines, il est acquis pour le microcosme parisien que Chirac ne se représentera pas. Certes, une surprise est toujours possible. Mais sa présence à l’Elysée depuis douze ans (amputés par cinq ans de cohabitation), son bilan jugé modeste, hormis un réel activisme en politique étrangère, assombri par l’échec du référendum européen, n’ont guère suscité d’appétence pour une nouvelle candidature.
Un message pour l’avenir
Aussi incertaine soit-elle, la campagne électorale est marquée par une volonté de renouvellement des générations au pouvoir. Toutefois, dans le climat d’indécision qui prévaut et qu’illustre la percée de François Bayrou, l’intervention du chef de l’Etat sera particulièrement suivie et décryptée. A une époque où les repères se brouillent, le président est encore celui qui peut donner du sens et délivrer un message pour l’avenir. Surtout s’il apparaît drapé dans la noble attitude de celui qui n’a plus d’ambition que pour son pays. Interrogations sur l’intérêt d’un adoubement
Chirac se maintiendra néanmoins au niveau des principes. Et se gardera, du moins dans un premier temps, de donner son onction à l’un des candidats, en l’occurrence son ministre de l’Intérieur. Depuis plusieurs semaines, l’Elysée a fait ce qu’il fallait pour expliquer que le chef de l’Etat ne votait pas Ségolène et ne ferait pas battre son camp. Les rapports avec Nicolas Sarkozy se sont normalisés, mais le président de l’UMP s’interroge désormais sur l’intérêt d’un adoubement en bonne et due forme. Point trop n’en faut. Cela ne serait pas forcément productif dans le cas d’un homme ayant prôné la rupture avant d’abandonner un certain tropisme atlantiste et communautariste pour s’aligner, en fin de course, sur celui qu’il ne cessait de critiquer. Chaque mot devrait compter
Une chose est sûre : dans l’équation complexe à trois acteurs qui caractérise cette élection, chaque mot devrait compter, chaque mimique sera examinée à la loupe. Avant de laisser les clefs du Château, Chirac, qui a fait preuve d’une grande retenue dans son expression publique, peut encore faire pencher la balance, dans un sens ou dans l’autre. Mais le départ annoncé d’un tel dinosaure de la vie politique sera en soi un évènement.08:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hubert Coudurier, politique, Jacques Chirac








