« 2006-12 | Page d'accueil | 2007-02 »

31.01.2007

La schizophrénie gouvernementale

 Quand un ministre de l’Intérieur dit au président « Je fais ce que je veux », parce qu’il est désormais dans le temps de la campagne, alors que celui qui l’a nommé veut gouverner jusqu’au bout et pas se contenter d’expédier les affaires courantes, on peut se demander si cette situation légèrement schizophrénique peut perdurer. Combien de temps encore Jacques Chirac pourra-t-il retenir par l’élastique ses ministres, comme Michèle Alliot-Marie, qui voulait s’afficher avec Nicolas Sarkozy à l’occasion de son déplacement à Londres, marqué par un meeting avec les Français de l’étranger comme on en a rarement vu ? En rabrouant Xavier Bertrand, le porte-parole du candidat UMP qui contestait le CNE, sur lequel repose une partie de son bilan, Dominique de Villepin a marqué les limites de son association avec le présidentiable de la droite pour les semaines à venir. Du coup le Premier ministre, qui se trouvait bien seul lors de sa conférence de presse mensuelle mais n’entend pas se faire oublier, en a profité pour valoriser ses résultats en matière d’emploi et de désendettement. Tout en contestant le principe du contrat de travail unique sur lequel travaillent les sarkozystes. De quoi apporter, même si Villepin s’en défend, de l’eau au moulin des socialistes, qui exigent le départ du ministre de l’Intérieur de la place Beauvau afin de garantir un Etat impartial. Tandis que le chef de l’Etat déroule son agenda international sur fond de crise au Proche-Orient et que le chef du gouvernement intervient concrètement dans la vie des Français, du droit au logement opposable à l’interdiction de fumer dans les lieux publics, il y a désormais deux logiques institutionnelles qui s’opposent. Le temps d’une clarification semble donc venu. Reste à savoir si les chiraquiens sont prêts à en prendre le risque. Entre la défense des grands principes et le confort d’une fin de mandat tranquille, Chirac doit choisir.

30.01.2007

Pourquoi Bayrou monte

Un troisième sondage qui le porte à 14 % au premier tour : la candidature de François Bayrou semble prendre son envol. S’il devait se confirmer voire s’amplifier, l’événement serait considérable pour le centre, qui, en France, a toujours été contenu dans des scores à un chiffre. Malgré la bipolarisation du scrutin accentuée par la volonté des électeurs de gauche de ne pas revivre un 21 avril 2002, le président de l’UDF aurait d’ores et déjà réussi son pari. Pourquoi ? Tout d’abord Bayrou récolte les fruits d’un positionnement qui n’a pas varié et d’un road-movie en solitaire dans la France profonde, rappelant étrangement la campagne d’un certain Jacques Chirac en 1995. Un homme avec lequel le centriste a été le seul à couper réellement les ponts, contrairement au candidat affiché de la rupture, qui a d’ailleurs fini par gommer le mot de son vocabulaire. Face aux positionnements tactiques et aux ralliements successifs à Nicolas Sarkozy qui tarde à quitter la place Beauvau, François Bayrou donne l’image d’un homme seul poursuivant sa route vaille que vaille. Bref, il manifeste un dépouillement et une force de caractère qui plaît. D’autant que son discours sur l’Etat impartial, amplifiant celui de Ségolène Royal qui en appelle au chef de l’Etat comme garant de la campagne, sera l’un des thèmes de polarisation du débat avant le premier tour.
Au fond, l’affaire des RG a permis à Ségo de reprendre l’axe de campagne de François Mitterrand en 1988 contre le clanisme au pouvoir. Reste que les bourdes à répétition d’une candidate par trop inexpérimentée face à un adversaire très professionnel ouvrent la voie à Bayrou. De là à imaginer qu’il puisse aller au-delà du statut de troisième homme, arbitre du match au détriment de Le Pen, il y encore de la marge. Mme Royal déçoit mais ne s’est pas encore effondrée. Elle va pouvoir montrer ses capacités de résistance à l’adversité dans les prochaines semaines tandis que le PS se met en ordre de bataille. Bref un second tour Sarko-Bayrou n’est tout de même pas pour demain.

26.01.2007

Chirac ou la présidence humaniste

Les Français s’intéressent de plus en plus à la politique internationale. Normal, ils réalisent que la mondialisation les concerne autant que les autres. Aussi bien par les délocalisations qu’en raison des attentats terroristes qui risquent à nouveau de les toucher (1). La politique de Bush au Moyen-Orient, la prolifération nucléaire (avec la volonté de certains pays comme l’Iran de se doter de l’arme atomique), la montée en puissance de la Chine et de l’Inde : autant de sujets de préoccupation qui pourraient tourner au cauchemar. Servi par des diplomates de haut vol qui auront constitué dès 1995 sa garde rapprochée, Jacques Chirac a fait de la politique étrangère l’axe essentiel de ses deux mandats avec un certain succès. La cohabitation qui lui fut imposée dès 1997 ne lui laissait guère le choix. Mais pour cet homme qui avait labouré l’Hexagone durant plusieurs décennies, le temps était venu du Zambèze plutôt que de la Corrèze, pour reprendre en l’inversant la formule du journaliste Raymond Cartier. Chirac avait déjà tissé un solide réseau international et laissait poindre à cette occasion son ouverture aux autres civilisations, qu’il tentera de faire partager à ses concitoyens. Du coup, il débordera le cadre indo-européen insuffisant pour appréhender les mouvements du monde en tâchant de préserver une diplomatie d’influence.
Le chef de l’Etat a ainsi modernisé la vulgate gaulliste, quelque peu ethno-centrée, en y intégrant notamment la préoccupation majeure de l’environnement, à laquelle sera consacrée une grande conférence début février. En mobilisant tous ses efforts sur l’inextricable situation libanaise, Chirac a refait de Paris une capitale qui compte au Proche-Orient. A l’occasion du sommet franco-africain qui se tiendra à la mi-février, il pourra se targuer, malgré ses déboires en Côte-d’Ivoire, d’avoir fait évoluer la relation du pays avec ses anciennes colonies. Il laissera ainsi le souvenir d’une présidence humaniste et éthique, que les Français pourraient regretter au vu des choix qui leur sont aujourd’hui présentés.

(1) « Al-Qaida menace la France » par Antoine Sfeir

25.01.2007

La guerre qui menace

En organisant pour la troisième fois à Paris une conférence sur le Liban à laquelle les Américains assisteront, en la personne de Condie Rice, la France joue un rôle essentiel pour faire baisser la tension au pays du Cèdre. Exacerbées par le Hezbollah, qui entend obtenir les bénéfices politiques de sa résistance aux Israéliens l’été dernier, les tensions communautaires s’aggravent dangereusement. Depuis son élection en 1995, Jacques Chirac n’a cessé de se préoccuper de l’avenir de ce pays, marqué par quinze ans de guerre civile et dont l’ancien Premier ministre assassiné, Rafic Hariri, avait entamé la reconstruction. Par fidélité envers son ami, le président de la République boycotte la Syrie, soupçonnée d’avoir organisé l’attentat. Le climat actuel se nourrit également de l’inquiétude de la présidence libanaise, alliée aux Syriens, d’être entendue par un tribunal pénal international, selon les démarches du Premier ministre, soutenu par l’Elysée. Après le différend franco-américain sur l’Irak, Paris et Washington se sont réconciliés sur le dos de Damas en exigeant, par le biais de la résolution 1.559 de l’Onu, le retrait des troupes syriennes qui occupaient le Liban. Reste que la clef des tensions intercommunautaires, dans ce pays organisé sur une base confessionnelle, se trouve probablement à Téhéran, qui fait monter la pression à travers le Hezbollah.
Plusieurs enjeux se mêlent, comme le partage du pouvoir entre sunnites et chiites mais aussi la volonté iranienne d’acquérir l’arme nucléaire à laquelle s’oppose l’Occident. En réalité, personne n’a intérêt à une montée aux extrêmes. Ni les Américains, qui sont déjà embourbés en Irak. Ni les Iraniens, sensibles aux sanctions internationales et inquiets de frappes américaines décidées par un président imprévisible. Ni les Libanais, qui n’ont aucune envie de replonger dans la guerre civile. Ni les Français, dont le contingent dans la Finul (Nations unies) est déployé au Sud-Liban et qui ne veulent pas revivre le drame du Drakkar, qui fit une cinquantaine de morts, en 1983. Reste à savoir si le président iranien est capable de mettre un terme à ses provocations. Il suffirait d’un fou pour craquer l’allumette qui embraserait la région.

24.01.2007

Ségolène : le procès en incompétence

Il y a une part d’injustice et de bêtise dans le procès en incompétence que beaucoup font aujourd’hui à Ségolène Royal. Après tout, sa sympathie exprimée en faveur du Québec ne fait que reprendre les propos historiques du général de Gaulle, qui frisaient certes la provocation. La question serait plutôt de savoir si cette « gaffe » a été faite ou non en toute connaissance de cause. Au Liban, n’importe qui aurait été piégé par les diatribes outrancières du Hezbollah. Ségolène s’en est sortie comme elle a pu, en faisant mine de n’avoir rien compris puis en tenant aux uns et aux autres, notamment en Israël, le discours qu’ils voulaient entendre. En Chine, elle a rectifié le tir en déclarant que ses propos visaient la justice commerciale que les tribunaux français devraient imiter. Une pirouette par rapport au propos initial dont on veut espérer qu’il ne traduisait pas le fond de sa pensée. En réalité, les tâtonnements de la candidate, en particulier à l’international, et le temps qu’elle met à présenter à l’opinion un programme cohérent, peuvent nous attendrir. Voilà une femme qui n’est pas du sérail, même si elle a fait l’Ena comme les autres, et qui écoute, par sa démarche participative où chacun peut donner son avis. 
Pour autant, ces approximations répétées, cette propension à dire une chose et son contraire, à mettre les pieds dans le plat puis à faire machine arrière peuvent traduire une certaine fragilité qui serait inquiétante. Courageuse et déterminée, Ségolène Royal l’est, assurément. Ce que les Français testent aujourd’hui, ce sont ses capacités de résistance, comme ils l’ont fait avec Nicolas Sarkozy. Avec une interrogation sur ses chances de gagner sans l’appui de François Hollande, lequel ironise en privé sur son manque de charisme mais qui, dans le fond, doit être assez épaté par ce parcours hors normes d’une femme longtemps sous-estimée.

23.01.2007

La réponse d'Hubert Coudurier

     

         Dans mon éditorial sur Ségolène, la « mère fouettarde », je ne reproche pas vraiment à Arnaud Montebourg sa propension à dénoncer les abus en tous genres. Au contraire, je prends sa défense même si je constate que Mme Royal est la seule à lui avoir cloué le bec !

        Quant à la diplomatie chiraquienne, on ne peut pas la résumer comme le fait Gec. Car c’est ce qui restera de meilleur des deux mandats de l’actuel président.

        Sur l’ISF, il est évident que Ségolène Royal et François Hollande s’inscrivent dans les tranches inférieures de cet impôt pour les « riches ». Il faut sortir des classifications par trop simplistes…

        Quant au duo Ségo-Sarko, il faut bien s’en remettre aux instituts de sondages qui traduisent pour l’instant une bipolarisation très nette de l’électorat. Rien n’empêchera dans les dernières semaines l’émergence d’un troisième homme, qu’il s’agisse de Bayrou ou Le Pen. Pour l’instant, la peur d’un nouveau 21 avril 2002 renforce le vote utile.         

Sarko promet la révolution

Si l’Elysée espérait que Nicolas Hulot, l’un des proches du président, se présente à l’élection suprême pour affaiblir au premier tour Nicolas Sarkozy, c’est raté. Un tel engagement suppose d’ailleurs une détermination sans faille. Ce que n’avait visiblement pas l’animateur de télévision, pas plus que Michèle Alliot-Marie hier ou sans doute demain Jean-Louis Borloo, qui se donne encore quinze jours de réflexion. Tous les adversaires du ministre de l’Intérieur semblent commettre la même erreur : se définir par rapport à lui. Un peu comme Lionel Jospin avec Jacques Chirac en 2002. Un signe ne trompe pas. Même les socialistes, qui connaissent quelques difficultés, commencent à l’attaquer en le traitant de « bonimenteur ». « Moi, je n’ai pas changé », proclame fièrement Ségolène Royal, en faisant référence au discours de Sarkozy à la porte de Versailles où il exprimait ses « souffrances », citant accessoirement Blum et Jaurès. Autant dire que les bonnes résolutions du début de la campagne sur le respect des adversaires ne tiendront pas longtemps. Et, au vu des premières polémiques, on peut prédire sans risques qu’elle sera dure, voire même violente. Pendant ce temps, Sarko déroule son programme avec constance, comme s’il marchait sur les eaux. Dans son interview au Monde, le président de l’UMP ne parle pas de « révolution conservatrice » (ce serait trop connoté à l’américaine) mais de « révolution économique ». Il faut bien reconnaître que ses propositions sont cohérentes. Crise du travail à laquelle il faut bien remédier, pression fiscale trop élevée, dette publique qu’il faudra impérativement réduire, non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite... L’application de ces recettes chez nos voisins européens a donné des résultats. Pourquoi pas chez nous ? Ségolène Royal accuse son adversaire de vouloir laisser les plus faibles « au bord du chemin ». Nous sommes au cœur du débat. Enfin !

19.01.2007

La mère fouettarde

Décidément Ségolène traverse une mauvaise passe comme l’indiquent les sondages. Sanctionner Arnaud Montebourg pour un raccourci qui n’était pas dénué de fondement - « Ségolène Royal n’a qu’un seul défaut c’est son compagnon » - était-il vraiment nécessaire ? Le fait est que beaucoup s’interrogent, à juste titre, sur la vraie nature du couple, associés ou rivaux ? Un coup de fil glacial à l’intéressé pour commenter ce propos cavalier aurait été amplement suffisant (1). Au contraire, elle achève de désorganiser un peu plus son staff de campagne qui peinait à trouver ses marques et la bonne articulation avec le PS. Au risque de passer pour une mère fouettarde, ce qu’elle revendique fièrement en parlant de rétablir « l’ordre juste ». Elle ne manque pas d’air, la candidate qui estimait à Toulon que « les Français ne veulent pas d’une République incantatoire mais une République de tous les jours, concrète », alors qu’elle multiplie les formules creuses quand les députés socialistes lui demandent d’entrer dans le vif du sujet. Les commentateurs, qui se moquaient naguère des raffarinades, sont désormais servis. Ironisant sur la candidate autoproclamée « de la vérité et de la parole », Le Monde, noble institution qui n’a jamais été connue pour ses penchants droitiers, la compare même à « Bécassine ».
Reste à savoir si Mme Royal peut s’inscrire dans la durée avec ce style d’institutrice (du genre super Nanny sur M6) chargée de remettre au pas tous les galopins de France et de Navarre. Quel dommage qu’un débat avec Sarko ne soit pas programmé dès la semaine prochaine. « Il faut tenir », dit-elle. C’est effectivement sur sa capacité de résistance aux trous d’air qu’elle sera jugée par tous ceux qui doutent de sa ligne stratégique. (1) Le plus drôle, néanmoins, c’est que Ségolène a été la seule à clouer le bec de cet impudent bretteur qui s’en est pris successivement au président de la République, aux tribunaux de commerce, à la Principauté de Monaco, j’en passe et des meilleures...

18.01.2007

Ségolène face au défi de l'aggiornamento

Dans la polémique sur la feuille d'impôts du couple Royal-Hollande, il convient de distinguer l'essentiel de l'accessoire. Ainsi ne faut-il pas s'attarder sur les contre-mesures (terme généralement utilisé par les militaires face à des attaques de missiles) visant à désamorcer la fausse rumeur propagée par un député UMP et curieusement relayée par un journal emblématique des rad-soc, traditionnellement allié au PS. Parler de « boules puantes » ou de « racailles » par une étonnante reprise du terme que l'on reprochait naguère à Nicolas Sarkozy ne fait pas avancer le débat.
Même dans un pays à majorité catholique qui n'est pas à l'aise avec l'argent, Ségolène Royal a parfaitement le droit d'avoir un patrimoine d'autant qu'elle est parfaitement en règle avec l'ISF. Cela montre simplement que le PS est devenu un parti de bobos qui n'est pas plus qualifié que la droite pour parler à l'électorat populaire comme le montrait le sondage publié lundi par Libération.
Cette affaire suggère simplement que la question fiscale sera l'un des sujets-clefs de l'élection présidentielle. Comment en irait-il été autrement dans un pays dont les gouvernants ne cessent depuis 30 ans d'arroser toutes les corporations pour acheter la paix sociale. Des dirigeants, le plus souvent, incapables de réformer un Etat très mal géré au risque d'alourdir sans cesse une dette qui pèsera de façon irresponsable sur nos enfants. N'oublions pas que la révolution conservatrice partie des Etats-Unis sous Reagan fut d'abord une révolte contre l'impôt. La France a beau résister dans les mots, cette vague libérale qui se confond avec la mondialisation, a fini par l'atteindre. C'est ce qu'a bien senti Ségolène Royal, plus intuitive que son compagnon, et qui l'a fait déporter son axe de campagne vers les valeurs traditionnelles de la droite.
Plus lent à la détente, François Hollande qui est d'une intelligence plus classique, a du mal à l'admettre. De fait, il incarne les hésitations du PS, un problème d'identité qui n'a jamais été résolu. Une ambiguïté dans laquelle François Mitterrand évoluait avec maestria mais qui n'est plus tenable aujourd'hui. L'ère Ségolène sera celle de l'aggiornamento socialiste ou ne le sera pas.

17.01.2007

La pré-campagne pour un duo

Après une trêve des confiseurs, c’est donc reparti en fanfare pour les instituts de sondage et les médias du libéralisme. On n’a pas fait dans le détail en grignotant un point à tous –2 à Bayrou, rien à Le Pen- pour maintenir le duo au-dessus de la mêlée et valider le choix que l’on veut imposer aux citoyens.
Là où le bât blesse, c’est que cela ne correspond nullement à ce que l’on entend dans la rue ou observe sur la toile où des sondages libres sont organisés. Qu’à cela ne tienne puisque la grande majorité des citoyens s’en tiennent à un coup d’oeil aux gros titres des médias qui ont déjà choisi à leur place : Sarko ou Ségo, rien d’autre… Les Français ne sont-ils pas des veaux ?

Mais ces instituts ne risquent-ils pas d’être définitivement disqualifiés après les déconvenues des précédentes élections prévues par des instituts étrangers ? Les semaines qui viennent nous le diront avec l’entrée en campagne officielle où chacun devra bien exposer les moyens de sa politique pour le court terme sans s’en tenir à un désir d’avenir qui chante : fin de la fracture sociale et de la pauvreté qui nous ronge depuis 15 ans, rétablissement du pouvoir d’achat, un logement pour tous… La crédibilité des duettistes risque d’en prendre un sérieux coup de déjà dit mais de non accompli par le PS ou l’UMP, partis gouvernant le pays depuis des lustres. Il faudra bien tenter autre chose !

Daniel Gorin, ERQUY (22)

Toutes les notes