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31.01.2007
La schizophrénie gouvernementale
Quand un ministre de l’Intérieur dit au président « Je fais ce que je veux », parce qu’il est désormais dans le temps de la campagne, alors que celui qui l’a nommé veut gouverner jusqu’au bout et pas se contenter d’expédier les affaires courantes, on peut se demander si cette situation légèrement schizophrénique peut perdurer. Combien de temps encore Jacques Chirac pourra-t-il retenir par l’élastique ses ministres, comme Michèle Alliot-Marie, qui voulait s’afficher avec Nicolas Sarkozy à l’occasion de son déplacement à Londres, marqué par un meeting avec les Français de l’étranger comme on en a rarement vu ? En rabrouant Xavier Bertrand, le porte-parole du candidat UMP qui contestait le CNE, sur lequel repose une partie de son bilan, Dominique de Villepin a marqué les limites de son association avec le présidentiable de la droite pour les semaines à venir. Du coup le Premier ministre, qui se trouvait bien seul lors de sa conférence de presse mensuelle mais n’entend pas se faire oublier, en a profité pour valoriser ses résultats en matière d’emploi et de désendettement. Tout en contestant le principe du contrat de travail unique sur lequel travaillent les sarkozystes. De quoi apporter, même si Villepin s’en défend, de l’eau au moulin des socialistes, qui exigent le départ du ministre de l’Intérieur de la place Beauvau afin de garantir un Etat impartial. Tandis que le chef de l’Etat déroule son agenda international sur fond de crise au Proche-Orient et que le chef du gouvernement intervient concrètement dans la vie des Français, du droit au logement opposable à l’interdiction de fumer dans les lieux publics, il y a désormais deux logiques institutionnelles qui s’opposent. Le temps d’une clarification semble donc venu. Reste à savoir si les chiraquiens sont prêts à en prendre le risque. Entre la défense des grands principes et le confort d’une fin de mandat tranquille, Chirac doit choisir.
08:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, Hubert Coudurier, Jacques Chirac, présidentielle, ministère de l'intérieur, Dominique de Villepin
30.01.2007
Pourquoi Bayrou monte
08:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François Bayrou, UDF, Hubert Coudurier
26.01.2007
Chirac ou la présidence humaniste
(1) « Al-Qaida menace la France » par Antoine Sfeir
08:24 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Chirac, Hubert Coudurier, politique
25.01.2007
La guerre qui menace
08:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hezbollah, FINUL, Irak, Liban, Jacques Chirac, Hubert Coudurier
24.01.2007
Ségolène : le procès en incompétence
08:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Québec, De Gaulle, Sarkozy, François Hollande, PS, Parti socialiste
23.01.2007
La réponse d'Hubert Coudurier
Dans mon éditorial sur Ségolène, la « mère fouettarde », je ne reproche pas vraiment à Arnaud Montebourg sa propension à dénoncer les abus en tous genres. Au contraire, je prends sa défense même si je constate que Mme Royal est la seule à lui avoir cloué le bec !
Quant à la diplomatie chiraquienne, on ne peut pas la résumer comme le fait Gec. Car c’est ce qui restera de meilleur des deux mandats de l’actuel président.
Sur l’ISF, il est évident que Ségolène Royal et François Hollande s’inscrivent dans les tranches inférieures de cet impôt pour les « riches ». Il faut sortir des classifications par trop simplistes…
Quant au duo Ségo-Sarko, il faut bien s’en remettre aux instituts de sondages qui traduisent pour l’instant une bipolarisation très nette de l’électorat. Rien n’empêchera dans les dernières semaines l’émergence d’un troisième homme, qu’il s’agisse de Bayrou ou Le Pen. Pour l’instant, la peur d’un nouveau 21 avril 2002 renforce le vote utile.
10:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hubert Coudurier, politique, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, François Hollande
Sarko promet la révolution
Si l’Elysée espérait que Nicolas Hulot, l’un des proches du président, se présente à l’élection suprême pour affaiblir au premier tour Nicolas Sarkozy, c’est raté. Un tel engagement suppose d’ailleurs une détermination sans faille. Ce que n’avait visiblement pas l’animateur de télévision, pas plus que Michèle Alliot-Marie hier ou sans doute demain Jean-Louis Borloo, qui se donne encore quinze jours de réflexion. Tous les adversaires du ministre de l’Intérieur semblent commettre la même erreur : se définir par rapport à lui. Un peu comme Lionel Jospin avec Jacques Chirac en 2002. Un signe ne trompe pas. Même les socialistes, qui connaissent quelques difficultés, commencent à l’attaquer en le traitant de « bonimenteur ». « Moi, je n’ai pas changé », proclame fièrement Ségolène Royal, en faisant référence au discours de Sarkozy à la porte de Versailles où il exprimait ses « souffrances », citant accessoirement Blum et Jaurès. Autant dire que les bonnes résolutions du début de la campagne sur le respect des adversaires ne tiendront pas longtemps. Et, au vu des premières polémiques, on peut prédire sans risques qu’elle sera dure, voire même violente. Pendant ce temps, Sarko déroule son programme avec constance, comme s’il marchait sur les eaux. Dans son interview au Monde, le président de l’UMP ne parle pas de « révolution conservatrice » (ce serait trop connoté à l’américaine) mais de « révolution économique ». Il faut bien reconnaître que ses propositions sont cohérentes. Crise du travail à laquelle il faut bien remédier, pression fiscale trop élevée, dette publique qu’il faudra impérativement réduire, non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite... L’application de ces recettes chez nos voisins européens a donné des résultats. Pourquoi pas chez nous ? Ségolène Royal accuse son adversaire de vouloir laisser les plus faibles « au bord du chemin ». Nous sommes au cœur du débat. Enfin !
08:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hubert Coudurier, politique, Nicolas Hulot, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal
19.01.2007
La mère fouettarde
08:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, PS, présidentielle, Hubert Coudurier
18.01.2007
Ségolène face au défi de l'aggiornamento
Dans la polémique sur la feuille d'impôts du couple Royal-Hollande, il convient de distinguer l'essentiel de l'accessoire. Ainsi ne faut-il pas s'attarder sur les contre-mesures (terme généralement utilisé par les militaires face à des attaques de missiles) visant à désamorcer la fausse rumeur propagée par un député UMP et curieusement relayée par un journal emblématique des rad-soc, traditionnellement allié au PS. Parler de « boules puantes » ou de « racailles » par une étonnante reprise du terme que l'on reprochait naguère à Nicolas Sarkozy ne fait pas avancer le débat.
Même dans un pays à majorité catholique qui n'est pas à l'aise avec l'argent, Ségolène Royal a parfaitement le droit d'avoir un patrimoine d'autant qu'elle est parfaitement en règle avec l'ISF. Cela montre simplement que le PS est devenu un parti de bobos qui n'est pas plus qualifié que la droite pour parler à l'électorat populaire comme le montrait le sondage publié lundi par Libération.
Cette affaire suggère simplement que la question fiscale sera l'un des sujets-clefs de l'élection présidentielle. Comment en irait-il été autrement dans un pays dont les gouvernants ne cessent depuis 30 ans d'arroser toutes les corporations pour acheter la paix sociale. Des dirigeants, le plus souvent, incapables de réformer un Etat très mal géré au risque d'alourdir sans cesse une dette qui pèsera de façon irresponsable sur nos enfants. N'oublions pas que la révolution conservatrice partie des Etats-Unis sous Reagan fut d'abord une révolte contre l'impôt. La France a beau résister dans les mots, cette vague libérale qui se confond avec la mondialisation, a fini par l'atteindre. C'est ce qu'a bien senti Ségolène Royal, plus intuitive que son compagnon, et qui l'a fait déporter son axe de campagne vers les valeurs traditionnelles de la droite.
Plus lent à la détente, François Hollande qui est d'une intelligence plus classique, a du mal à l'admettre. De fait, il incarne les hésitations du PS, un problème d'identité qui n'a jamais été résolu. Une ambiguïté dans laquelle François Mitterrand évoluait avec maestria mais qui n'est plus tenable aujourd'hui. L'ère Ségolène sera celle de l'aggiornamento socialiste ou ne le sera pas.
08:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hubert Coudurier, ISF, Royal, Hollande
17.01.2007
La pré-campagne pour un duo
Après une trêve des confiseurs, c’est donc reparti en fanfare pour les instituts de sondage et les médias du libéralisme. On n’a pas fait dans le détail en grignotant un point à tous –2 à Bayrou, rien à Le Pen- pour maintenir le duo au-dessus de la mêlée et valider le choix que l’on veut imposer aux citoyens.
Là où le bât blesse, c’est que cela ne correspond nullement à ce que l’on entend dans la rue ou observe sur la toile où des sondages libres sont organisés. Qu’à cela ne tienne puisque la grande majorité des citoyens s’en tiennent à un coup d’oeil aux gros titres des médias qui ont déjà choisi à leur place : Sarko ou Ségo, rien d’autre… Les Français ne sont-ils pas des veaux ?
Mais ces instituts ne risquent-ils pas d’être définitivement disqualifiés après les déconvenues des précédentes élections prévues par des instituts étrangers ? Les semaines qui viennent nous le diront avec l’entrée en campagne officielle où chacun devra bien exposer les moyens de sa politique pour le court terme sans s’en tenir à un désir d’avenir qui chante : fin de la fracture sociale et de la pauvreté qui nous ronge depuis 15 ans, rétablissement du pouvoir d’achat, un logement pour tous… La crédibilité des duettistes risque d’en prendre un sérieux coup de déjà dit mais de non accompli par le PS ou l’UMP, partis gouvernant le pays depuis des lustres. Il faudra bien tenter autre chose !
Daniel Gorin, ERQUY (22)
09:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Erquy, UMP, sondage, presidentielle








