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28.07.2006
Comment Chirac a repris la main
Diable d’homme ! Le président de la République, que l’on disait affaibli depuis son accident cardio-vasculaire et promis à une fin de mandat pénible, se retrouve à nouveau au centre du jeu politique ! Comment a-t-il fait pour reprendre la main ?
Tout d’abord, il y a désormais chez Jacques Chirac, privilège de l’expérience, une sérénité qui le conduit à prendre du recul sur les événements. Quand le chef de l’Etat ironise à la télévision sur l’ébullition «politico-médiatique» qui a saisi le microcosme pendant l’affaire Clearstream, il se rapproche du jugement des Français. Sa parole étant devenue trop rare, donnant l’impression qu’il se désintéressait de l’avenir du pays, le chef de l’Etat fait un retour en force à l’occasion de la Coupe du monde de football. Dans le choix des attitudes et des mots, Chirac démontre une nouvelle fois ses capacités d’empathie avec l’opinion. Lorsqu’il dénonçait le «misérabilisme ambiant» à l’occasion d’un voyage au Brésil, sa parole était inaudible. En accompagnant le mouvement des joueurs français, leur mise en énergie, il devient crédible. Car l’équipe de France et son président incarnent, de façon symbolique, les atouts du pays. Malgré l’échec en finale, il est démontré qu’avec de la volonté et du courage, la France peut jouer au plus haut niveau.
Dans la crise qui secoue le Proche-Orient, l’unanimité de la classe politique en faveur des positions prises par le chef de l’Etat, notamment dans Le Monde, suggère un certain respect. Jacques Chirac, par son ouverture aux autres et ses positions équilibrées (après un léger recadrage de la diplomatie française), fait aujourd’hui figure de référence en France et à l’étranger. Nous avons suffisamment critiqué les déceptions de ses mandats successifs et son tempérament «radsoc» pour en mesurer, en l’occurrence, les avantages en termes de rayonnement international.
Philippe Douste-Blazy, son ministre des Affaires étrangères, qui trouve dans cette crise l’occasion de se forger une stature, en est, dit-on, persuadé. Jacques Chirac, sans en avoir fait la confidence à quiconque, songerait à se représenter en 2007 devant les Français.
14:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chirac, politique, président, élections, Proche-Orient









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