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<title>Le point de vue d'Hubert Coudurier - actualites</title>
<description>Le blog politique du directeur de l'information du Télégramme</description>
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<lastBuildDate>Tue, 20 Jan 2009 08:25:15 +0100</lastBuildDate>
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<title>Diffamation et gestion de crise</title>
<link>http://pointdevue.blogs.letelegramme.com/archive/2009/01/15/diffamation-et-gestion-de-crise.html</link>
<author>noreply@blogs.letelegramme.com (Hubert COUDURIER)</author>
<category>Actualités</category>
<pubDate>Thu, 15 Jan 2009 08:43:45 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout homme a le droit à la présomption d’innocence et nous n’avons jusqu’à présent traité l’affaire Dray qu’avec la plus grande prudence, c’est-à-dire par une couverture factuelle de dépêches d’agences.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Pourtant, à l’heure où notre confrère L’Est Républicain apporte de nouvelles révélations issues de l’enquête menée par la cellule Tracfin et alors que les avocats du député socialiste menacent Le Monde, Le Midi Libre et Le Journal du Dimanche de poursuites pour diffamation, il est difficile de faire l’impasse sur une affaire qui déstabilise la gauche. Comme jadis les révélations d’Urba-Gracco avaient ébranlé le régime mitterrandien. Sauf qu’en l’occurrence Julien Dray n’est pas un obscur financier du PS mais le représentant emblématique d’une génération qui se voulait morale, qu’il a été très proche de François Hollande et Ségolène Royal et qu’un soupçon d’enrichissement personnel pèse sur lui. Sans parler des tentatives de débauchage de Nicolas Sarkozy qui en aurait volontiers fait un ministre d’ouverture. Par le passé, certains élus socialistes furent injustement accusés, tel Dominique Strauss-Kahn qui démissionna de Bercy. Il sera blanchi par la suite. En réclamant la tenue d’un jury d’honneur, en invoquant la « dérive totalitaire » de la presse, voire même la tonalité antisémite de certains sites internet, ses avocats indiquent que l’accusé n’entend pas attendre un éventuel jugement de relaxe mais au contraire politiser l’affaire, et pourquoi pas invoquer la théorie du complot. C’est de bonne guerre tant il est vrai que le zapping médiatique détruit bien des réputations pour peu que l’on maîtrise mal la gestion de crise. Ce qui n’est pas le cas de Julien Dray, orfèvre en la matière.&lt;/p&gt;
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<title>Des Etats généraux de la presse différés</title>
<link>http://pointdevue.blogs.letelegramme.com/archive/2009/01/09/des-etats-generaux-de-la-presse-differes.html</link>
<author>noreply@blogs.letelegramme.com (Hubert COUDURIER)</author>
<category>Actualités</category>
<pubDate>Fri, 09 Jan 2009 08:45:12 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Certains éditeurs et syndicats de journalistes avaient d’emblée claqué la porte des États généraux de la presse, orchestrés par l’Élysée, en évoquant la mainmise du pouvoir politique sur ce qui aurait dû logiquement procéder d’une initiative de la profession.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au vu des conclusions des quatre groupes de travail, qui ne comportent pas moins de 90 propositions d’inégale importance, on peut clairement affirmer que ces craintes étaient exagérées. La montagne a en effet accouché d’une souris, et on se prend parfois à regretter qu’au nom d’une prudence excessive les participants n’aient pas toujours su distinguer l’essentiel de l’accessoire. On retiendra néanmoins certaines propositions fort intéressantes, comme l’idée de réserver le taux réduit de TVA à la presse d’information générale et politique, en privant du même coup les magazines spécialisés de cette mesure de soutien. N’en déplaise aux éditeurs des magazines de planche à voile, ils n’occupent pas un rôle essentiel de défense de la démocratie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De même, les suggestions d’ordre fiscal émises sur la question du portage apparaissent-elles judicieuses, tout comme le gel des tarifs postaux pour une année difficile. Même chose quant à la création d’un statut d’éditeur en ligne. Concernant les droits d’auteurs, les patrons qui souhaitent recycler la production des journalistes sur d’autres supports estimeront ne pas avoir été suffisamment entendus. Enfin, sur les questions de déontologie et de formation des journalistes, un travail de fond a été produit. On peut néanmoins se demander pourquoi les écoles de journalisme ont refusé l’instauration d’une sorte de numerus clausus alors que les filières de formation prolifèrent au même rythme que la précarisation du métier. Par peur d’enfreindre le « politiquement correct », certains participants n’ont-ils pas tout simplement décidé de s’en remettre à la loi du marché ? Il reste à savoir ce que le chef de l’État retiendra de cet ensemble de propositions, sérieux mais pas révolutionnaire.&lt;/p&gt;
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<title>Sarkozy s’épanouit dans la crise</title>
<link>http://pointdevue.blogs.letelegramme.com/archive/2008/10/21/sarkozy-s-epanouit-dans-la-crise.html</link>
<author>noreply@blogs.letelegramme.com (Hubert COUDURIER)</author>
<category>Actualités</category>
<pubDate>Tue, 21 Oct 2008 08:50:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Même s’il accuse une petite fatigue, Nicolas Sarkozy s’épanouit dans la crise. Comme s’il était désormais en campagne électorale à l’échelle mondiale avec une énergie dont les Français lui donnent quitus puisqu’il progresse dans les sondages et réduit l’écart avec son Premier ministre dont la popularité l’agaçait tant.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Sautant d’un avion à l’autre, il était à Québec, puis Camp David le week-end dernier, il sera à Pékin le week-end prochain pour un sommet Europe-Asie. Mais entre-temps, le Président aura reçu la commission Balladur sur la réforme des territoires, planché devant les députés européens pour dresser un premier bilan de la présidence française du Conseil européen, effectué un déplacement à Annecy-le-Vieux dans la circonscription du président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, conspué pour avoir suggéré l’idée d’une amnistie fiscale. Le PS l’accuse d’être un « régulateur à éclipses » qui souhaite refonder le capitalisme aux États-Unis sous l’œil sceptique du Président Bush, qui ne peut rien lui refuser vu que le Français est l’un des derniers à lui tendre la main, tout en poursuivant une politique libérale en France. Mais tant que l’opposition n’a pas désigné de chef, elle restera inaudible. D’autant que les conséquences de la crise financière sur l’économie réelle commencent à peine à se faire sentir. Pour l’heure, les Français souhaitent qu’il y ait un pilote dans l’avion et pensent qu’il n’y a pas d’alternative à l’activisme d’un chef de l’État qui fait au mieux. Même si son comportement léger ne choque guère dans notre vieux pays latin, DSK s’est fragilisé. Et Ségolène Royal a été la seule à ne pas le soutenir ouvertement, elle dont on commence à dire que le score au congrès de Reims pourrait réserver des surprises.&lt;/p&gt;
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<title>Maroc. Sarkozy se remet en selle</title>
<link>http://pointdevue.blogs.letelegramme.com/archive/2007/10/25/maroc-sarkozy-se-remet-en-selle.html</link>
<author>noreply@blogs.letelegramme.com (Hubert COUDURIER)</author>
<category>Actualités</category>
<pubDate>Thu, 25 Oct 2007 09:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le président français, Nicolas Sarkozy, a achevé, hier, sa visite d’Etat au Maroc largement consacrée aux liens économiques entre les deux pays ainsi qu’à son projet d’Union de la Méditerranée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Festival de Cannes. Business et paillettes</title>
<link>http://pointdevue.blogs.letelegramme.com/archive/2007/05/20/festival-de-cannes-business-et-paillettes.html</link>
<author>noreply@blogs.letelegramme.com (Hubert COUDURIER)</author>
<category>Actualités</category>
<pubDate>Sun, 20 May 2007 09:05:58 +0200</pubDate>
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&lt;div class=&quot;TIT1&quot;&gt;Avant d’embarquer dans l’avion Paris-Nice, Michel Drucker reconnaît, dans la foule des passagers, l’acteur Jean-Claude Van Damme, spécialiste des films de karaté. Les deux hommes se congratulent. Venu au 60 e festival présenter son émission « Tenue de Soirée », l’animateur de France 2 participe du spectacle cannois où coexistent, sans vraiment se voir, badauds et stars. Lesquelles se réfugient pour beaucoup à l’hôtel Eden Roc d’Antibes, moins exposé que Le Carlton ou Le Majestic sur la Croisette, loin des paparazzi qui n’hésitent pas à louer des bateaux gonflables afin de les pister. &lt;div class=&quot;INTER&quot;&gt;Le rôle essentiel de Canal Plus&lt;/div&gt; Même si la télévision diffuse aujourd’hui de plus en plus de séries, l’industrie du cinéma lui est encore redevable d’avoir financé son développement. Particulièrement en France où Canal Plus aura joué un rôle essentiel. La chaîne cryptée, dont le P-DG Bertrand Méheut assistait, jeudi soir, à la projection de « Zodiac », l’histoire d’un tueur en série dans les années 70, en Californie, réalisée par David Fincher, auteur de « Seven ». Canal Plus dépense plusieurs millions d’euros à Cannes et organisait, cette année encore, sa grande fête, sur les hauteurs de la ville, à laquelle tous les « happy few » du festival se bousculaient pour croiser, entre autres, David Lynch et Gong Lee. Car le 60 e festival est devenu plus que jamais un lieu de rencontres triées sur le volet, auquel participait cette année, signe des temps, le patron de la CGT Bernard Thibault. La moindre projection suppose un badge dont la couleur permet de canaliser les journalistes par ordre d’importance. Les plages constituent désormais un espace privatif envahi de restaurants gardés par des cerbères soupçonneux qui veillent sur la tranquillité des starlettes ou des producteurs venus conclure leurs contrats. Parmi eux, le Breton Patrick Godeau, producteur de « Camping » (cinq millions d’entrées) et des films de Chabrol (notamment sur l’affaire Elf) dont le dernier né vient d’être sélectionné pour Venise. &lt;div class=&quot;INTER&quot;&gt;Symbole de la mondialisation&lt;/div&gt; On oublie souvent que Cannes fut créé en 1939 par un fonctionnaire du Quai d’Orsay, sous le parrainage de Louis Lumière, pour contrer le Festival de Venise lancé par Mussolini. Interrompu durant la guerre, Cannes se relance en 1946 mais à l’époque sous tutelle publique, chaque pays présentant son film dans une démarche quasi diplomatique. Robert Favre-Lebret, le premier président, et Gilles Jacob, son délégué général, obtiendront finalement de procéder par eux-mêmes à la sélection, transformant le festival en un grand marché des images et devenant ainsi le symbole de la mondialisation singulièrement américaine. Mais pas seulement, comme en témoigne l’arrivée en force du cinéma indien de Bollywood. &lt;div class=&quot;INTER&quot;&gt;Une rampe de lancement&lt;/div&gt; Au-delà du sponsoring des marques et du business entourant l’événement cannois, le festival, avec ses 3.000 journalistes, demeure une formidable rampe de lancement pour les films, comme on a pu l’observer l’an dernier avec le « Da Vinci Code ». Cette année, « My Blueberry Nights », du réalisateur de Hong- Kong, Wong Kar-Waï, tourné pour la première fois en anglais, réunit tous les ingrédients d’un succès planétaire. À savoir une gentille bluette racontant la rupture amoureuse d’une jeune fille (Norah Jones), avec Jude Law, quittant New York pour Memphis où elle rencontrera un flic alcoolique, lui aussi abandonné par sa femme. Tout comme le film ddes frères Coen, présenté samedi soir, qui se passe à la frontière séparant le Texas du Mexique où les trafiquants de drogue ont remplacé les voleurs de bétail. Tiré d’un roman de Corman Marc Carthy, « No country for old men », une légende de la littérature américaine contemporaine, est une réflexion sur la violence des temps modernes autour de la figure traditionnelle du shérif, incarné par Tommy Lee Jones. Dans un autre genre, Michael Moore, le féroce critique des années Bush, était venu à Cannes pour « Sicko », son nouveau documentaire sur les dérives de la Sécu américaine. &lt;div class=&quot;INTER&quot;&gt;Des acteurs engagés&lt;/div&gt; Autre production américaine très attendue : « Ocean’s 13 », avec George Clooney et Brad Pitt (après « Ocean’s 11 » et « Ocean’s 12 »), dont l’action se déroule à nouveau à Las Vegas et en présence, cette fois, d’Al Pacino qui fait sa première apparition. Nul doute que les deux principaux acteurs, très engagés dans la cause humanitaire du Darfour, se servent de Cannes comme d’une caisse de résonance. Ils ne sont pas les seuls : Leonardo DiCaprio ne présentait-il pas, hier, « La 11 e Heure, Le Dernier Virage », son documentaire sur le réchauffement climatique ? Confronté au déferlement du show-biz, le cinéma d’auteur, qui était à l’origine la vocation de Cannes, a bien du mal à surnager dans les eaux de la baie.&lt;/div&gt;
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