15.01.2009
Diffamation et gestion de crise
Tout homme a le droit à la présomption d’innocence et nous n’avons jusqu’à présent traité l’affaire Dray qu’avec la plus grande prudence, c’est-à-dire par une couverture factuelle de dépêches d’agences.
Pourtant, à l’heure où notre confrère L’Est Républicain apporte de nouvelles révélations issues de l’enquête menée par la cellule Tracfin et alors que les avocats du député socialiste menacent Le Monde, Le Midi Libre et Le Journal du Dimanche de poursuites pour diffamation, il est difficile de faire l’impasse sur une affaire qui déstabilise la gauche. Comme jadis les révélations d’Urba-Gracco avaient ébranlé le régime mitterrandien. Sauf qu’en l’occurrence Julien Dray n’est pas un obscur financier du PS mais le représentant emblématique d’une génération qui se voulait morale, qu’il a été très proche de François Hollande et Ségolène Royal et qu’un soupçon d’enrichissement personnel pèse sur lui. Sans parler des tentatives de débauchage de Nicolas Sarkozy qui en aurait volontiers fait un ministre d’ouverture. Par le passé, certains élus socialistes furent injustement accusés, tel Dominique Strauss-Kahn qui démissionna de Bercy. Il sera blanchi par la suite. En réclamant la tenue d’un jury d’honneur, en invoquant la « dérive totalitaire » de la presse, voire même la tonalité antisémite de certains sites internet, ses avocats indiquent que l’accusé n’entend pas attendre un éventuel jugement de relaxe mais au contraire politiser l’affaire, et pourquoi pas invoquer la théorie du complot. C’est de bonne guerre tant il est vrai que le zapping médiatique détruit bien des réputations pour peu que l’on maîtrise mal la gestion de crise. Ce qui n’est pas le cas de Julien Dray, orfèvre en la matière.
08:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Diffamation, Julien Dray, présomption d'innocence, PS, socialiste, Hubert Coudurier
09.01.2009
Des Etats généraux de la presse différés
Certains éditeurs et syndicats de journalistes avaient d’emblée claqué la porte des États généraux de la presse, orchestrés par l’Élysée, en évoquant la mainmise du pouvoir politique sur ce qui aurait dû logiquement procéder d’une initiative de la profession.
Au vu des conclusions des quatre groupes de travail, qui ne comportent pas moins de 90 propositions d’inégale importance, on peut clairement affirmer que ces craintes étaient exagérées. La montagne a en effet accouché d’une souris, et on se prend parfois à regretter qu’au nom d’une prudence excessive les participants n’aient pas toujours su distinguer l’essentiel de l’accessoire. On retiendra néanmoins certaines propositions fort intéressantes, comme l’idée de réserver le taux réduit de TVA à la presse d’information générale et politique, en privant du même coup les magazines spécialisés de cette mesure de soutien. N’en déplaise aux éditeurs des magazines de planche à voile, ils n’occupent pas un rôle essentiel de défense de la démocratie.
De même, les suggestions d’ordre fiscal émises sur la question du portage apparaissent-elles judicieuses, tout comme le gel des tarifs postaux pour une année difficile. Même chose quant à la création d’un statut d’éditeur en ligne. Concernant les droits d’auteurs, les patrons qui souhaitent recycler la production des journalistes sur d’autres supports estimeront ne pas avoir été suffisamment entendus. Enfin, sur les questions de déontologie et de formation des journalistes, un travail de fond a été produit. On peut néanmoins se demander pourquoi les écoles de journalisme ont refusé l’instauration d’une sorte de numerus clausus alors que les filières de formation prolifèrent au même rythme que la précarisation du métier. Par peur d’enfreindre le « politiquement correct », certains participants n’ont-ils pas tout simplement décidé de s’en remettre à la loi du marché ? Il reste à savoir ce que le chef de l’État retiendra de cet ensemble de propositions, sérieux mais pas révolutionnaire.
08:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, états généraux, édition, journalisme, journaliste, droit d'auteur, Hubert Coudurier
21.10.2008
Sarkozy s’épanouit dans la crise
Même s’il accuse une petite fatigue, Nicolas Sarkozy s’épanouit dans la crise. Comme s’il était désormais en campagne électorale à l’échelle mondiale avec une énergie dont les Français lui donnent quitus puisqu’il progresse dans les sondages et réduit l’écart avec son Premier ministre dont la popularité l’agaçait tant.
Sautant d’un avion à l’autre, il était à Québec, puis Camp David le week-end dernier, il sera à Pékin le week-end prochain pour un sommet Europe-Asie. Mais entre-temps, le Président aura reçu la commission Balladur sur la réforme des territoires, planché devant les députés européens pour dresser un premier bilan de la présidence française du Conseil européen, effectué un déplacement à Annecy-le-Vieux dans la circonscription du président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, conspué pour avoir suggéré l’idée d’une amnistie fiscale. Le PS l’accuse d’être un « régulateur à éclipses » qui souhaite refonder le capitalisme aux États-Unis sous l’œil sceptique du Président Bush, qui ne peut rien lui refuser vu que le Français est l’un des derniers à lui tendre la main, tout en poursuivant une politique libérale en France. Mais tant que l’opposition n’a pas désigné de chef, elle restera inaudible. D’autant que les conséquences de la crise financière sur l’économie réelle commencent à peine à se faire sentir. Pour l’heure, les Français souhaitent qu’il y ait un pilote dans l’avion et pensent qu’il n’y a pas d’alternative à l’activisme d’un chef de l’État qui fait au mieux. Même si son comportement léger ne choque guère dans notre vieux pays latin, DSK s’est fragilisé. Et Ségolène Royal a été la seule à ne pas le soutenir ouvertement, elle dont on commence à dire que le score au congrès de Reims pourrait réserver des surprises.
08:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, président français, crise, économie, Bush, DSK
25.10.2007
Maroc. Sarkozy se remet en selle
Le président français, Nicolas Sarkozy, a achevé, hier, sa visite d’Etat au Maroc largement consacrée aux liens économiques entre les deux pays ainsi qu’à son projet d’Union de la Méditerranée.
09:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Maroc, Nicolas Sarkozy, Hicham El Guerrouj
20.05.2007
Festival de Cannes. Business et paillettes
09:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Festival de Cannes, cinéma, film, réalisateur, culture








